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26.01.2012

CONSEIL DU 23 JANVIER 2012 - Respect et indépendance de la CCATM

La  publication récente,  dans la presse, de l’avis circonstancié de la CCATM, à propos du projet de SSC , a donné lieu à des déclarations diverses, parfois excessives et contradictoires de la part de la Majorité .

Arnaud Gavroy : «  Il y a un mauvais et faux procès qui est fait au SSC »

                               « La vision de la CCATM prône des recettes des années 70 »

                               « La CCATM a une vision has been de la Ville »

                                  Et ce matin même dans la presse : « On entend trop de reproches infondés de Conseillers  Communaux qui campent sur leurs positions. Quant à mon soi-disant manque de respect vis-à-vis de la CCATM cette critique est infondée » !!!! Ah bon …  il suffit d’écouter les conseillers communaux qui ont assisté à la dernière commission de Monsieur Gavroy.   

                     Et du côté  du CDH : « Stéphanie Scailquin n’a pas compris les données politiques des problèmes » et Maxime Prévot de compléter « Côté CDH nous pensons que des ajustements doivent être apportés sans prendre le contrepied et modifier l’architecture du projet. Comme adaptations je pense, entre autres, aux considérations sur les axes de mobilité, les notions de bourgades et de villages »

Eh bien, si ce n’est pas de la remise en cause de l’architecture, je ne sais pas ce qu’est l’architecture !

                     Et enfin, Bernard Guillite, pour le MR : « Le MR veut intégrer l’avis de la CCATM au projet de SSC. Il doit être rédigé sous l’angle de l’impulsion économique et non sous la contrainte. »

Nous souhaiterions, sur les bancs socialistes, et sans doute sur les autres bancs, connaître la position de l’Exécutif : la Majorité couvre-t-elle les propos désobligeants  tenus, par certains, à l’égard de la Présidente et des membres d’une commission qui doit exercer, en toute liberté et indépendance , son rôle consultatif au service de tous les citoyens namurois.

La Majorité accorde-t-elle toujours sa confiance à la CCATM et à sa Présidente ?

D’autant plus que le Collège, ce 17 janvier, s’appuyant sur le rapport de l’auteur de projet de SSC, a,  à l’unanimité, rejeté  l’avis de la CCATM, ne lui accordant aucun mérite.  Qu’en pense Monsieur Guillite qui souhaitait une intégration ?

Fait exceptionnel, sur 6 ans de législature, c’est la première fois que, d’initiative, l’exécutif adresse à l’ensemble du Conseil Communal une décision prise deux jours plus tôt et non deux mois après comme à son habitude.

 

On peut d’ailleurs s’interroger sur l’urgence – sauf politique comme l’a très bien compris Monsieur Gavroy - de répondre en priorité à l’avis de la CCATM alors que ni les services et encore moins le Collège n’ont pris connaissance et répondu à l’ensemble des avis contenus dans l’enquête publique en ce y compris, l’avis du Fonctionnaire Délégué et du CWEDD.

A propos de l’avis du Fonctionnaire Délégué, je voudrais souligner qu’à 4 reprises, depuis le 12 janvier, je sollicite cet avis auprès du Collège et que par mail daté de ce 20 janvier à 18h13, le Collège a refusé cet accès en invoquant le Règlement d’Ordre Intérieur (ROI).

Or cet avis comme celui du CWEDD ont fait l’objet d’informations  dans la presse et  leur connaissance ne changerait rien à leur pertinence.

Belle transparence quand on sait que l’avis du Fonctionnaire Délégué  fait l’objet d’un embargo de la part d’Arnaud Gavroy qui en empêche toute diffusion en interne et en externe bien entendu.

Je sollicite donc que ces deux avis soient remis aux Conseillers Communaux.

Enfin, dernier point qui a trait à la fois au SSC, à la CCATM et à l’attitude du Collège et de l’Echevin Gavroy : les Noyaux d’Habitat.

Vous vous rappellerez qu’en septembre 2011, les Ministres Nollet et Henry invitaient, dans un premier temps, les Collèges à identifier les lieux de centralité de leur commune et à leur faire part de leur avis pour le 23 novembre 2011.

Depuis le 28 novembre, je sollicite la décision du Collège à ce propos.

Après trois rappels, j’ai enfin pu consulter ce dossier ce vendredi 20 janvier.

Qu’y  découvre-t-on ?

Que le 6 décembre 2011, le Collège unanime marquait son accord sur le dossier qui avait été adressé à la Région, sous la signature d’Arnaud Gavroy et du responsable de service, en date du 23 novembre soit 15 jours plus tôt !!!

Dans ce courrier et ses annexes, tels qu’approuvés par le Collège, Monsieur Gavroy précisait que les « lieux de centralité » correspondaient aux noyaux de vie et cœurs de villages tels que repris au projet de SSC.

Or dans un courrier adressé à la Région en date du 29 décembre 2011, signé par le Secrétaire Communal et l’Echevin Gavroy, la Ville précisait, contrairement au dossier du 23 novembre et à sa décision  du 6 décembre 2011 :

                                  « Suite à un contact avec l’auteur de projet du SSC, il n’est pas indiqué de

                                     retenir les cœurs de villages en tant que noyaux d’habitat principal ou

                                     secondaire ».

Mesdames et messieurs du Collège, vous ignorez certainement cette modification postérieure et unilatérale de votre décision ou alors je n’ai pas obtenu le dossier complet.

Modification unilatérale révélatrice d’une gestion personnelle et partisane, qui démontre une nouvelle fois que la périphérie et ces nombreux villages sont méprisés par nos brillants aménageurs de territoire confortés par l’ensemble de la Majorité.

Je vous remercie de bien vouloir  donner réponses aux  différentes  questions posées dans cette interpellation: la Majorité couvre-t-elle les propos désobligeants tenus à l’encontre des membres de la CCATM et de sa Présidente en particulier, la Majorité accorde-t-elle toujours sa confiance à la CCATM et à sa Présidente , la Majorité accepte-t-elle de rendre public le contenu des avis du Fonctionnaire Délégué et du CWEDD et enfin la Majorité confirme-t-elle l’exclusion des cœurs de village de la notion de noyaux d’habitat ?

 Jean-louis Close

18:33 Écrit par Jean-Louis Close Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

28.12.2010

Une nouvelle place de l'Ange !

Zone de rencontre qu'ils disaient !

Belle et heureuse rencontre tant souhaitée par le Collège entre les piétons, les vélos, les voitures, la neige et sans compter début janvier... le retour des bus !

Belle pagaille !

Bonne et heureuse année 2011 à toutes et tous.

rue de l'Ange déc 2010.jpg

11:38 Écrit par Jean-Louis Close Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

27.12.2010

HALTE AU MEPRIS A L’EGARD DES NAMUROIS !

Ce 22 décembre, je n’ai pu m’empêcher de réagir à l’incurie du Bourgmestre et de son Collège face aux événements climatiques difficiles que nous connaissons tous dont vous trouverez le texte ci-dessous.

A plusieurs reprises, des membres du Collège - et le Bourgmestre en tête, ont reproché à des habitants de la périphérie le choix de leur lieu de vie : « Vous avez choisi de vivre loin du centre, à vous d’en supporter les inconvénients.

Ces reproches du Bourgmestre et du Collège constituent leur seule réponse à des habitants de la périphérie, inquiets des conditions climatiques difficiles que nous connaissons actuellement.

Les dernières déclarations , parues dans l’Avenir, de membres de la majorité ou associés sont éloquentes :

 Jacques Etienne : «  Certains ont choisi d’habiter en des endroits reculés et difficiles d’accès. Ils doivent assumer ». « La Ville ne doit pas pallier à l’égoïsme des gens, le manque de solidarité de voisins ou des familles pour aider des personnes isolées par la neige ».

Philippe Detry : « Pourquoi toujours vouloir le risque zéro ? Laissons les enfants glisser et se casser la figure dans la cour de récréation, cela fait partie de leur éducation ».

Anne Humblet : « Il faut rappeler aux commerçants, et particulièrement aux gérants des grandes chaînes, que c’est à eux qu’il incombe de déblayer leurs trottoirs ».   

Nous reconnaissons que la Ville ne peut répondre immédiatement à tous les appels de détresse.

Mais la moindre des choses est de rester poli et tout d’abord de s’excuser et de dialoguer.

Puis-je rappeler à nos responsables communaux que le Grand Namur résulte de la fusion des communes dont les habitants ont autant de droits et de devoirs que tous les citoyens namurois et qu’ils sont en droit d’attendre du pouvoir communal le même respect.

Que Temploux, Wépion, Loyers, Wierde, Naninne, Belgrade, Dave ou Malonne sont des lieux de vie qui existent, pour certains, depuis aussi longtemps si pas plus que Jambes, La Plante ou Namur.

De nombreux membres du personnel communal sont mobilisés jours et nuits pour répondre aux multiples demandes et nous les en remercions.

Mais je ne crois pas que tous les services soient concernés et mobilisés de la même manière.

La Ville de Namur compte plus de 250 ouvriers.

Il appartient au Collège de les mobiliser tous au service des citoyens.

Aucun arrêt de bus n’est dégagé, les cours et les accès des écoles ne sont pas traités, les rues commerçantes ne sont pas nettoyées alors que nos commerces ont déjà énormément souffert des multiples travaux et du week-end de neige à la veille de Noël.

Depuis cette dernière vague d'intempéries, beaucoup de nos rues n’ont toujours pas vu le passage des services de la Ville, etc…

E t pendant ce temps, selon l’article paru dans la Meuse, la Ville fait dégager l’église St Loup – fermée – et le Musée Rops – déserté par les touristes !!! 

Enfin, comble de mépris, dans un communiqué,  l’Echevin Prévot – Vice-Président cdH  prêche la fraternité et la solidarité entre voisins comme si elle n’existait pas naturellement et tout cela pour cacher  l’incompétence du Collège.

C’est profondément regrettable et préjudiciable à la cohésion sociale.

On attend autre chose du Collège que du mépris!

Ce n’est pas digne d’une Ville qui devrait faire honneur à son statut de Capitale.

 

Ce 27 décembre,  le cabinet du Bourgmestre m’informe que la personne interrogée et qui dégageait  l’église St Loup et le Musée Rops ne fait pas partie des services de la Ville ! Peut-être faudrait-il envisager de l’engager pour pallier l’absence d’agents communaux dans les rues de notre ville et de nos villages.

Depuis quatre jours, aucune initiative n’a été prise par la Ville, peut-être quelques mesurettes tardives  qui n’ont eu aucune influence véritable sur le quotidien de citoyens bloqués depuis plusieurs jours.

A  ce propos, je voudrais  remercier également tous les fermiers qui se sont mis spontanément à la disposition des automobilistes en perdition dans les nombreuses congères et  les chemins aux ornières verglacées.

J’espère que le Bourgmestre anticipe un probable dégel qui risque de se révéler catastrophique.

20:50 Écrit par Jean-Louis Close Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

22.12.2010

CONSEIL COMMUNAL DU 20 DECEMBRE 2010 - place de l'Ange

En raison des conditions climatiques, je n'ai pu me rendre au Conseil communal de ce lundi 20 décembre au cours duquel je comptais intervenir sur deux dossiers en particulier:

1. la place de l'Ange (cfr ci-après)

2. Dossier St Louis/Golenvaux dont mes questions étaient:
1)      Assignation de l’Institut Saint Louis par M. l’Echevin Auspert
En date du 02 novembre 2010, M. l’Echevin Auspert a lancé citation contre l’Institut Saint Louis sur base de l’article 1382 du Code civil lui réclamant entre autres un euro symbolique à titre de dommages et intérêts au motif  qu’il  « aurait subi un important préjudice en termes d’image et de réputation ».
Pourriez-vous me dire si le Collège s’est prononcé et dans quel sens sur l’opportunité de cette action judiciaire ?
Pourriez-vous me préciser si cette action rentre dans le cadre de l’assurance couvrant la responsabilité des membres du Collège ?
 
2)       Décompte de la société immobilière adjudicataire du marché de services immobiliers par délibération du Collège communal du 09 septembre 2008
Suivant la délibération du Collège du 12 mai 2009, celui-ci a décidé de marquer son accord sur la facture de la société immobilière d’un montant de 6.715,50 euros TVAC concernant l’immeuble Golenvaux et sur la facture de cette même société portant sur le forfait de 1.210 euros TVAC par immeuble pour Wierde et Vedrin, soit un total de 9.135,50 euros.
Pourriez-vous me dire ce qui a justifié l’accord du Collège sur la facture de l'immeuble Golenvaux alors que celui-ci n’a pas été vendu par l’intermédiaire de la société immobilière.

 

1. Rues de l’Ange, de Marchovelette et Marché Saint-Remy

__________________________________________________________________________

Depuis quelques semaines, le mécontentement à l’égard de la nouvelle rue et place de l’Ange va grandissant (voir la dernière pétition des commerçants).

Mme l’Echevine Grandchamps s’étonnait au dernier Conseil communal de l’opposition à son projet du Groupe socialiste.

Je vais donc vous expliquer pourquoi Madame Grandchamps et ensuite je reviendrai au dossier qui nous est soumis.

Vous vouliez faire de ce point la grande œuvre de votre présence au Collège .Ca s’annonce mal !

Dès le début, le Groupe socialiste a attiré votre attention et celle du Collège sur l’importance du coût de cette réalisation qui, dans la période de vigilance budgétaire à laquelle la majorité fait toujours référence, ne devait pas être placée en ordre prioritaire.

De plus le statut futur de cet espace était flou et approximatif tenant compte de la réglementation existante. La preuve, votre projet de délibération toujours insécurisant légalement.

Nous admettions bien volontiers que les trottoirs et la chaussée devaient être réparés mais pas la place qui pouvait attendre encore quelques années.

Ensuite le projet tel que nous le voyons aujourd’hui n’est pas celui prévu initialement qui comportait des zones colorées au sol, celui-ci devant former un seul espace, un seul plan de façades à façades.

Mais vous avez été de modifications en modifications à un point tel que les conseillers communaux de votre commission comme les fonctionnaires de votre service ne s’y retrouvent plus.

Or, que peut-on constater aujourd’hui ?

Une voirie double a été reconstituée, des trottoirs élargis ont été reconstitués côté rue et même côté façades place de l’Ange.

A certains endroits, des dénivellations ou dépressions (càd des caniveaux ou saillies, filets d’eau) ont été aménagées de manière aléatoire ( !), une surélévation importante – peut-on l’appeler « trottoir » – est apparue devant le magasin Delahaut.

Toute possibilité de stationnement a disparu tandis qu’une zone de déchargement devrait exister – dans un tournant, bouchant la perspective de la rue Haute Marcelle et coincée entre deux arbres dont le grand journal politique de la Ville – Namur Magazine – dit qu’ils sont déjà plantés ? Mais nous n’en sommes plus à une approximation près et à des effets d’annonce de ce journal de « propagande » fagocité par la majorité (non ouvert à la minorité).

Tiens à propos des arbres, avez-vous remarqué l’harmonie et la cohérence de leur future implantation : le premier aux 4 coins dans le trottoir, les deux suivants dans les emplacements pour véhicules, le quatrième en fin d’emplacement mais laissant subsister deux mètres  inutilisables de bitume sauf peut-être pour des vélos ; en face, le trou est à cheval sur la chaussée et la place, les deux derniers en quinconce au beau milieu de la place gênant déjà l’implantation des manèges de Noël.  Et bien entendu vous avez emmailloté et préservé les deux arbres rachitiques et peu esthétiques côté Nord cachant la façade d’un immeuble classique et assombrissant les appartements de la seigneurie.

Enfin et je m’arrêterai là pour le moment.

Plus grave, je vous soupçonne d’avoir remonté le niveau de la chaussée d’au moins 20 cm.  J’en veux pour preuve la statue de l’Ange dont la première marche sera enterrée dans la place et la chaussée détruisant son allure élégante. Que vont penser les services du Patrimoine qui sont à son chevet ?

Voilà déjà une série de griefs qui nourrissent l’opposition socialiste.

Mais aujourd’hui vous en remettez une sérieuse couche en proposant l’instauration d’une zone de rencontre rue de l’Ange, de Marchovelette et Marché Saint-Remy.

Ma collègue PS, Florence Collard, vous a d’ailleurs déjà interpellée à ce sujet.

Votre proposition est l’archétype de la méthode de gouvernement du Groupe Ecolo soutenue par l’ensemble du Collège.

Passer en force, nier les avertissements et remarques de la Région wallonne, nier l’administration, occulter et/ou transformer des rapports,…

Je constate tout d’abord que cette délibération ne renseigne pas le nom des rédacteurs, ce qui veut dire  qu’elle a été rédigée ou modifiée par le Cabinet.

Cette conviction est renforcée par le fait que la délibération ne vise aucun rapport de notre administration, ni du Service Mobilité, ni des Affaires générales,  ni du Service juridique qui, je suppose, ont été concertés.

Je vous mets donc en demeure de communiquer ces rapports aux conseillers communaux et si pas extraordinaire ils n’existaient pas, nous vous demandons le report de ce point pour obtenir leurs avis.

Pour motiver votre proposition, vous vous appuyez sur deux avis que vous présentez comme contradictoires.

L’un du 10 février 2010 de la Direction générale des Transports qui …« attire » « notre » (c’est le nous majestatif !) attention sur le fait qu’actuellement un règlement  créant une zone de rencontre rue de l’Ange ne pourrait être soumis avec un avis favorable à la décision ministérielle tant que des bus y circulent ».

L’autre de l’Union des Villes et Communes du 31 mai 2010 …« répondait à notre (encore le « nous » majestatif) interpellation sur la circulation des bus dans les zones de rencontre… ».

Cet avis rappelle «  que la zone de rencontre est assimilée à une zone résidentielle dans laquelle la circulation des bus est interdite (circulaire ministérielle – A.R. juin 78). »

Cette circulaire n’a pas force de loi mais l’administration « ne peut non plus ignorer cette circulaire mais doit analyser la situation au cas par cas ».

C’est  dans le cas où l’administration s’écarterait de cette circulaire interdisant la circulation des bus qu’elle devrait se justifier, c'est-à-dire si elle autorisait le passage des bus.

Le Collège ne peut donc conclure comme il le fait : « Considérant in fine ( !) que la circulation des bus reste compatible dans les rues de l’Ange et Marchovelette aménagées en zone de rencontre ».

D’autant plus que l’avis de la Région wallonne du 10 février 2010 rappelle l’interdiction de la circulation des bus dans la zone de rencontre projetée.  Cette interdiction vise « les véhicules des services réguliers de transport en commun ».

Rien ne semblerait donc s’opposer à l’organisation d’une desserte locale de minibus (à l’instar d’autres villes) s’arrêtant à la demande dans toute la corbeille ce qu’a proposé, à de multiples reprises, le Groupe PS.

Enfin, on peut s’interroger sur le projet réalisé qui s’écarte fondamentalement des recommandations de la Direction des Transports wallons dans son avis du 10 février 2010 :

« Il ne doit pas exister de distinction, même virtuelle, entre la chaussée et le trottoir afin de ne pas recréer dans le chef des usagers – même de façon inconsciente – le schéma classique  de circulation (piétons le long des façades et véhicules au centre de la chaussée).  Il convient donc de rompre le tracé linéaire de la chaussée par des éléments transversaux s’étendant de façades à façades ».

Je crois avoir démontré qu’une distinction plus que virtuelle existe, que le tracé de la voirie n’est pas rompu et que des trottoirs ont été reconstitués.

Ce dossier est un imbroglio total : un Ministre vous promet une subvention pour une zone de rencontre qui n’existe pas légalement; un autre au travers de sa direction générale vous dit que votre projet ne peut être considéré comme une future zone de rencontre, tandis que le fonctionnaire délégué vous accorde un permis contraire à l’avis de la DGT SPW !!!! et avec tout ça, le projet réalisé n’est sans doute pas celui qui a obtenu le permis !!!

Allez vous y retrouver !!

Enfin le Collège, par la voix de son Bourgmestre, vient de prendre un arrêté sous la pression d’une pétition, modifiant ainsi l’économie du projet tandis que Mme l’Echevine Barzin prône l’instauration d’une zone 30 afin de permettre le stationnement en soirée alors que la zone 30 impose de tracer des emplacements de parking fréquentables toute la journée !!!!

Comme on dit chez nous : « le bordel » .

Incohérence totale, aucune transversalité, aucune autorité, aucune méthodologie : l’Anarchie !

La Majorité est tout sauf un Ange…

En conclusion : je vous demande donc, au nom du Groupe socialiste :

·         S’il existe des rapports de l’Administration communale ?

v     Si oui, pourquoi ne les visez-vous pas dans votre délibération et ne figurent-ils pas dans le dossier à la disposition des Conseillers ?

v     Si non, ne pensez-vous pas qu’il aurait été indispensable que l’Administration communale motive  votre proposition ?

·         Qu’envisage la Majorité pour rencontrer la demande en parking de proximité pour favoriser le commerce local et les travailleurs du centre-ville après la perte de ceux de la rue de l’Ange et en prévision de la suppression importante de parkings que vous envisagez entre autres place Saint-Aubain, aux Casernes poursuivant ainsi votre politique délibérée de chasse à la voiture en ville.

Pour rappel : une étude récente note que la fréquentation de notre axe commercial principal est passée de 150.000 à 130.000 visiteurs, soit en 3 ans, 20.000 visiteurs en moins ! Grâce à l’action de la Majorité !

·         La Majorité envisage-t-elle d’étudier la création d’un parking souterrain au Grognon ?

 

Je vous remercie.

20:58 Écrit par Jean-Louis Close Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

25.11.2010

CONSEIL COMMUNAL 22 NOVEMBRE 2010 - AVENIR DU QUARTIER DE LA GARE

Vous lirez mon intervention au Conseil communal du 22 novembre 2010.

En conclusion, le Bourgmestre a reconnu que les Conseillers avaient le droit de prendre connaissance et de recevoir tous les documents liés à un dossier présenté au Conseil communal.

J’ai donc par mail demandé de recevoir les annexes évoquées afin de me permettre de me faire une idée la plus exacte possible des données de ce dossier le plus important pour l’avenir de Namur.

Le Bourgmestre a accepté ma requête que tous les Conseillers reçoivent les procédures qui vont devoir être exécutées.

 

PROJET GARE DES BUS ET MOBILITE AU NORD DE LA CORBEILLE

 

LE CONTEXTE

Après la commission réunie tenue le 25 octobre dernier, la presse a annoncé : « le projet du quartier de la gare est né ».

Cette commission a pris connaissance des résultats de l’étude, visant d’une part, à étudier la faisabilité d’installer sur la dalle actuelle de la gare SNCB la nouvelle gare des bus interurbains et d’autre part, à réorganiser la mobilité dans un périmètre compris entre le Pont d’Heuvy, à l’Ouest, et le Pont de Louvain, à l’Est.

Il s’agit donc de réaliser des travaux de construction et d’aménagement de voiries d’une ampleur considérable tant par les investissements à consentir – évalués à 65 millions d’euros - que par les bouleversements de la mobilité au nord de la Corbeille qui auront des répercussions sur la mobilité non seulement du centre-ville mais également de tous les accès à la Corbeille.

 

LA FORME

Ou le triomphe de la rétention d’information, de la non-transparence absolue et du mépris.

A l’occasion de la présentation du dossier à la Commission réunie du 25 octobre dernier, le Collège a remis deux copies du dossier au Groupe socialiste «étant donné son importance ».(voir mail).

J’ai sollicité auprès du Secrétariat du Conseil communal et de l’Echevinat de l’Aménagement du Territoire l’obtention de deux exemplaires supplémentaires et pourquoi pas la remise à chaque Conseiller communal, qui le souhaiterait, d’un exemplaire du dossier.

Il me fut confirmé dans un premier temps, par le Cabinet de l’Echevin Gavroy, qu’une demande d’une copie supplémentaire serait adressée à la SNCB mais que cela prendrait du temps » !!!

Le 28 octobre, j’informais l’Echevin Gavroy que le Secrétariat m’indiquait qu’une version papier de la SNCB n’était pas possible (mais lui avait-on seulement demandé ?) mais qu’une version informatique était disponible.

J’ai reçu un cd quelques jours plus tard mais mon ordinateur ne pouvait le lire.

Je le signalai à l’Echevin Gavroy sollicitant à nouveau une copie papier.

Celui-ci me répondit par un refus méprisant pour tous les Conseillers communaux que ces derniers n’avaient qu’à le copier eux-mêmes.

Mais plus grave, le dossier transmis parcimonieusement aux conseillers est incomplet.

Des annexes importantes n’y figurent pas notamment pour la bonne compréhension du dossier : les pv des réunions ayant abouti à certains choix fondamentaux par le Collège sans impliquer le Conseil communal, le rapport Transitec sur la mobilité, le dossier photographique, le rapport sur la Semaine du développement durable,…

La Majorité cdH-Ecolo-MR poursuit consciemment et sciemment une politique de non-transparence et dissimulation d’informations.

 

SUR LE FOND

Le Groupe PS réaffirme avec force sa volonté d’accompagner la construction d’une nouvelle gare des bus indispensable à l’amélioration de la qualité des transports publics.

Les conséquences des investissements prévus sur la vie quotidienne des Namurois et sur la vie commerciale du centre-ville imposent la plus grande transparence et la plus large information et consultation de la population et en premier lieu, de ses représentants élus.

Cette consultation requiert que le maximum de plans, maquettes, photographies et rapports soient soumis à l’avis de la population y compris le projet Forum Invest sur le site du Square de l’Europe Unie dont nous n’avons aperçu jusqu’à présent que de vagues photos de façades.

Il est tout aussi indispensable que les Conseillers communaux et la population sachent :

·        Quand et quelles instances ont approuvé ou devront approuver ce vaste projet ?

·        Quelles sont les étapes à franchir et les procédures à respecter préalablement à sa réalisation

·        Modification de PPA ou de PCA ?

·        Permis de construire, permis de voiries ?

·        Enquêtes publiques etc…

·        Quand et à quelles étapes le Conseil communal sera-t-il appelé à se prononcer ?

·        Le Collège envisage-t-il de le soumettre à une vaste enquête publique ?

·        Le Collège est-il prêt à diffuser largement le dossier complet aux Conseillers communaux, c’est-à-dire avec toutes les annexes ?

 

 

19:39 Écrit par Jean-Louis Close Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

24.09.2010

ET NAMUR DANS TOUT CA

(Conférence donnée le 06 septembre 2010 dans le cadre du 20ème anniversaire de la création du FIFTY ONE INTERNATIONAL NAMUR AVENIR)

Une ville n’est pas une abstraction.

C’est un lieu vivant, c’est un corps humain dont toutes les composantes doivent être irriguées par un projet de vie dont tous les habitants – consciemment ou non - doivent être parties prenantes.

Mais la ville – à la différence de nos êtres de chair et de sang – est, osons le mot, éternelle : son statut, ses compétences, son rayonnement peuvent être modifiés au long des siècles.

Elle peut être rayée de la carte par des guerres ou des catastrophes naturelles mais elle a été et restera la base de l’organisation humaine depuis que les hommes sont passés du stade nomade ou stade sédentaire.

Tous les autres niveaux de pouvoir peuvent être bouleversés – Dieu sait si nous en savons quelque chose.

L’Histoire foisonne de ces évolutions : du Comté à la Principauté et au Duché, du Royaume à l’Empire et à la République, de la Province, de la Région à l’Etat Nation et aux fédérations d’Etat.

Mais la ville – du simple village à la mégalopole existera toujours.  Pour employer un mot très à la mode : elle est durable.

La majorité de la population mondiale se concentre dans les cités créant parfois des entités monstrueuses et inhumaines mais le mouvement de concentration et de rassemblement humains né il y a des millénaires n’est pas prêt de s’arrêter.

Et Namur dans tout cela me direz-vous ?

Envisager l’avenir ne peut se faire sans référence au passé et sans description des étapes qui marquèrent Namur pour l’amener à son statut actuel.

Rassurez-vous, je ne remonterai pas à la création de notre ville vu l’heure tardive mais j’évoquerai ce que furent ces quarante dernières années - que la plupart d’entre vous ont vécues - et je rappellerai les étapes fondamentales qui lui ont permis ou auraient dû lui permettre de grandir territorialement, démographiquement, économiquement et politiquement avant d’essayer de tracer des pistes pour son avenir.

Au lendemain de la guerre 40, nous avons perdu notre statut de place forte militaire et progressivement cette composante importante de la société namuroise allait disparaître : la caserne Marie-Henriette, la Caserne Léopold, les Commandos à la Citadelle, Belgrade, Flawinne, Marche-les-Dames, tous des lieux où des milliers de soldats furent formés et casernés.

Nous étions déjà une ville de classes moyennes à la réputation bourgeoise composée de professions libérales, de commerçants, de fonctionnaires, d’enseignants.  Savez-vous qu’à ce jour, plus de 70.000 étudiants fréquentent nos écoles namuroises !

Notre tissu économique comportait encore quelques entreprises relativement importantes dans le domaine manufacturier : Materne et Finet-Acina à Jambes, les papeteries à Saint-Servais et les Bas Prés.

Notre tissu urbain n’avait pas été bouleversé par l’industrie lourde.

Nous étions un centre d’enseignement reconnu et un centre de décision politique et administratif : Namur Capitale de la Province et Chef-lieu d’Arrondissement.

Qui utilise et comprend encore ce terme : « Chef-lieu d’Arrondissement » qui fait penser à une douce sous-préfecture française et qui paraît tellement désuet à l’heure des bouleversements institutionnels intervenus et prévisibles.

Dans le domaine culturel : peu de choses originales.

Nous étions un lieu d’accueil mais non de création.

Les Galas Karsenty au Théâtre Royal où la bourgeoisie namuroise se montrait, assise sur des fauteuils réservés de saison en saison, de génération en génération.

Le niveau social se mesurait à la faculté d’occuper le premier balcon de face ou les bons sièges du parterre, la loge familiale était très prisée !

Les intellectuels se retrouvaient aux conférences des Amitiés Françaises, aux concerts des Jeunesses musicales, que se partageaient les ados que nous étions avec les séances d’Exploration du Monde.  Nous fréquentions 4 petits complexes de cinéma où s’ébauchèrent les premiers amours…

Au niveau festif, quelques événements venaient bouleverser la vie namuroise :

  • La Féérie Namuroise avec Jean Biétrumé Picard
  • Le Grand Prix de Moto Cross – seul élément à caractère international à l’époque
  • Les Fêtes de Wallonie qui se préparaient à sortir des vieux quartiers

 

Les deux premiers événements ont disparu et le troisième largement copié a été livré aux industries de la Communication et aux Marchands du Temple.

Le tourisme était peu développé.

On passait par Namur – Porte des Ardennes – pour aller à Dinant.  Cela résume tout.

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Le premier électrochoc qui secoua la vie paisible de Namur après le temps des Bourgmestres Huart, Pieltain et Lebrun fut la fusion des communes en 1976, qui fit passer Namur du statut de petite ville provinciale au statut de troisième ville de Wallonie, après Liège et Charleroi, et dans le top 10 des villes belges.

Le deuxième bouleversement survint quelques années plus tard lorsque Namur fut choisie comme Capitale wallonne.

Du statut de troisième ville wallonne, elle passait « en termes symboliques » à la première place.

Il fallait assumer.

Malheureusement, les Namurois, comme la plupart des Wallons d’ailleurs mais sans doute plus, sont frileux face à la nouveauté et n’accueillirent ces deux événements ni par des manifestations de liesse populaire ni par un sentiment de fierté légitime.

La fusion imposée fut considérée comme une violation d’indépendance, une perte de proximité et surtout la fin de petites baronnies politiques.

La reconnaissance comme Capitale wallonne était vu comme une source de tracas par l’arrivée de ses nombreux fonctionnaires et le renchérissement prévisible de l’immobilier.

Il appartenait au monde politique mais aussi aux Forces Vives du Namurois de tirer profit de ces deux opportunités pour booster Namur afin que des répercussions positives rayonnent sur l’ensemble des citoyens namurois.

Il fallait pour cela un instrument qui rassemble  ses « forces vives » et ce fut la création de NEW, premier lieu de rencontre des mondes économique, politique, culturel, social et éducatif et dont la devise était : « mettre le Monde dans la tête des Namurois et Namur dans le Monde ».

Il fallait vaincre la résistance des piliers traditionnels, travailler en transversalité, sortir de ses chapelles institutionnelles, élaborer des stratégies de développement, sortir Namur de sa lourdeur, de sa lenteur, de sa torpeur.

Je me souviens de la réaction de certains échevins lorsque, à l’aube des années 80, jeune Bourgmestre, je leur demandai l’autorisation d’assister à un colloque européen à Strasbourg dont le thème portait sur « les Relations internationales, facteur de développement des Villes ».

Quoi : un colloque … à l’étranger ?

Quoi : des relations internationales pour une ville ?

Est-ce bien utile ? N’est-ce pas gaspiller l’argent du contribuable ?

Que de chemin parcouru !

Que de chemin parcouru avec les FUNDP dont tous les Recteurs et le Corps académique se sont mis au service du développement de la Ville et de sa Région.

Que de chemin parcouru dans le domaine de la santé avec le renforcement de nos institutions hospitalières mais surtout l’émergence d’un consensus entre elles pour assurer un développement technologique maximum tenant compte des spécificités de chacun et des deniers publics investis.

Que de chemin parcouru dans le domaine culturel avec la création entre autres de la Maison de la Poésie, du Centre de Chant choral, du Centre de création théâtral et la rénovation du Théâtre, du Festival International du Film Francophone (dont on fêtera les 25 ans cette année), du Festival du Film Nature, de Namur en Mai, du Festival Verdur Rock et la reconnaissance des musiques nouvelles au Belvédère.

Que de chemin parcouru en termes touristiques avec l’élan donné à la Citadelle, la rénovation de nos vieux quartiers, la perspective de nouveaux développements muséaux, l’essor du tourisme fluvial, la place d’Armes relookée,…

Que de chemin parcouru en termes d’aménagement du territoire reconnu comme une composante essentielle de la Politique de la Ville.

Plus de 100.000 m² de bureaux construits pour la Région en moins de 15 ans sans trop bouleverser notre paysage.

Que de chemin parcouru en termes économiques avec nos parcs d’affaires, nos centres technologiques, la restructuration de nos institutions publiques de développement en partenariat avec le secteur privé, la construction du Centre de congrès.

Mais aussi que de batailles stériles pour vaincre les mentalités conservatrices, que de batailles perdues, que d’occasions manquées dont la plus symbolique en termes d’affirmation de Namur et de rayonnement régional et international fut l’échec de l’implantation d’un nouveau Parlement au Confluent de la Sambre et de la Meuse.

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Une troisième chance historique va offrir à Namur une nouvelle possibilité de s’affirmer et de grandir au bénéfice de ses citoyens et de la Wallonie.

Il s’agit du bouleversement institutionnel inéluctable qui se prépare : le centre de gravité de la Belgique va se déplacer du Fédéral vers les trois Régions avec comme corolaire une augmentation des compétences et donc des moyens financiers des Régions.

Ce bouleversement institutionnel fédéral aura sans nul doute des répercussions à l’échelon de l’institution provinciale. 

Pour assumer ce nouveau rôle, Namur doit absolument se doter d’infrastructures et d’institutions qui dépassent le cadre local pour atteindre au moins le niveau régional voire européen.  Il nous faut upgrader Namur.

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Qui dit augmentation de compétences régionales, dit transfert de personnel avec comme corolaire la nécessité de l’héberger.

Puis-je rappeler qu’au moment du choix de Namur comme Capitale, qui avait été précédée par l’installation de l’Assemblée régionale et de certains ministères, l’ensemble des mouvements associatifs férus d’aménagement du territoire ainsi que la CCAT et le Conseil communal avaient été étroitement associés à la réflexion : « où bâtir la Capitale administrative et politique de la Wallonie ? ».

Deux principes s’imposèrent :

Premier principe : pas d’implantation administrative dans la Corbeille.

Deuxième principe : établir autant que faire se peut l’administration sur un axe allant de la gare de Namur à la gare de Jambes, du Boulevard Cauchy à l’Avenue Gouverneur Bovesse à Jambes.

Ces deux principes furent respectés et Jambes bénéficiera en grande partie de l’implantation régionale.  Pour rencontrer le nouveau défi institutionnel, Namur doit se doter rapidement d’une Task-force chargée de définir les investissements à caractère régional nécessaires à sa nouvelle vocation.

Je vais évoquer quelques investissements qui sont de nature supra locale et dont l’implantation à Namur serait bénéfique pour toute la Région.

Parlons tout d’abord de l’accueil des nouvelles fonctions et de leurs implantations.

Sauf à supprimer de l’habitat, indispensable à un bon équilibre des fonctions, il n’y a plus d’espaces constructibles sur le site régional jambois.

Par contre, l’espace Boulevard E. Mélot – Boulevard Cauchy a été peu exploité hormis l’heureuse rénovation de l’immeuble Bibot place Léopold.

A ce propos, je souhaite attirer votre attention sur un dossier très important qui a fait peu de vagues jusqu’à présent mais qui constitue, à terme, une modification fondamentale du Nord de la Corbeille.

Je veux parler du projet d’aménager la nouvelle gare des bus – qui en a bien besoin – sur la dalle de la Gare, ce qui nécessitera pour l’atteindre une rampe et un pont haubané qui seraient construits au départ de la place Léopold.  Cette gare des bus serait donc perchée à plus ou moins 15 mètres de haut, drôle d’affectation pour un toit !

Ce dossier non encore soumis à consultation ni au Conseil communal a fait l’objet de plusieurs présentations notamment lors de la semaine de l’aménagement durable en mai dernier et a été présenté comme acquis par ses promoteurs.

Je ne puis imaginer – même au nom de la sacro sainte intermodalité – que les usagers du TEC se retrouvent perchés à 15 mètres de haut exposés à tous les vents alors qu’une autre possibilité bien plus rationnelle existe en reliant par une dalle, la gare actuelle au Pont de Louvain, ce qui assurerait enfin une liaison sécurisée entre Bomel et la Corbeille au travers du nouveau centre commercial envisagé au Square Léopold créerait un nouvel espace public et accueillerait la nouvelle gare des bus.

Il se fait que cette proposition, déjà évoquée lors de la rénovation de la gare a été présentée, à nouveau, à la Ville, qui l’aurait catégoriquement rejetée.

La dalle actuelle ainsi libérée pourrait accueillir 10.000 m² de bureaux reliés directement aux chemins de fer, aux bus et au Ministère de la Région wallonne, Boulevard du Nord.

D’autres possibilités de construction existent le long du Boulevard E. Mélot, ce qui aurait pour heureuse conséquence d’enfin refermer la bordure de la gare jusqu’à l’Avenue des Croix de Feu et constituer un nouveau boulevard.

Mais cette troisième chance historique de développement pour Namur ne peut se résumer à des constructions administratives.

Namur Capitale doit revendiquer les services et infrastructures liées à ce renforcement de son pôle décisionnel régional et adapter ses structures de concertation et de décision en conséquence.

Namur doit aussi mener une politique de l’emploi au bénéfice de ses citoyens et celui-ci ne peut être uniquement administratif.

Il nous faut la diversifier.

Namur, pour assurer son développement économique, doit disposer des terrains nécessaires à l’accueil d’entreprises.

Nos parcs industriels et d’affaires seront vite proches de la saturation malgré l’extension du zoning de Rhisnes dédicacé à l’éco-construction.

La création d’une nouvelle zone d’accueil orientée vers les nouvelles technologies sur le plateau de Bouge à proximité de l’autoroute E411 doit être réactivée.

Le dossier est en souffrance à la Région wallonne depuis bientôt 4 ans sans avoir le soutien franc de la Ville de Namur.

Toujours dans le registre économique, les Namurois oublient souvent l’importance de l’attractivité du Palais des expositions, équipement à vocation régionale et internationale, qui draine chaque année des dizaines de milliers de visiteurs.

Le BEP, la Ville, la Province, la Région et le secteur privé se sont associés pour consentir de gros investissements pour rénover et agrandir l’outil.

Mais la demande croissante en espaces d’exposition et de parking existe bel et bien.

Il faut donner de l’oxygène au Palais. Le transfert du stade de Salzinnes à Bouge permettrait une première extension mais il faut rester attentif à l’évolution des Bas Prés dans les vingt ans à venir.

Ceux-ci constituent une importante réserve foncière de même que les terrains de Ronet à Flawinne qui font l’objet d’une étude du Port Autonome et du BEP pour y implanter un centre multimodal.

Le développement économique doit aller de pair avec une concertation permanente avec nos Hautes Ecoles et nos Facultés Universitaires, au risque de voir ces dernières se diluer dans la nouvelle Académie Louvain et perdre à terme des centres de recherche importants.

En effet, l’attraction économique d’une région ou d’une ville ne se décrète pas mais est le résultat d’un ensemble de facteurs au premier rang desquels la disponibilité de terrains, la qualité de son enseignement, la présence de centres de recherche, son offre culturelle et la qualité de son environnement.

Et quand je dis environnement, je ne vise pas seulement la préservation de nos zones vertes et des bords de Meuse mais surtout et avant tout la qualité de notre environnement quotidien : la propreté et la sécurité de toutes nos rues et places, la qualité et l’esthétique de son équipement urbain, la préservation de son patrimoine mais aussi de l’audace dans l’expression architecturale.

Dans ces perspectives, il nous faut décloisonner le monde politique namurois qui me semble s’être refermé sur lui-même.

L’actualité et l’avenir sont aux réseaux, aux réseaux européens notamment, aux multiples interférences entre les décideurs politiques, les milieux économiques, les centres éducatifs, le monde culturel et associatif, sans barrière ni idéologique, ni philosophique, ni territoriale.

La concertation permanente entre les milieux économiques privés et publics, les acteurs sociaux et les institutions universitaires doit être la règle.

Namur doit être moins frileuse dans ses rapports avec les pouvoirs subsidiants que sont la Région wallonne et pour un temps encore, le Fédéral et la Communauté française.

Le Namurois doit quitter cette sempiternelle rengaine du « Il faut être raisonnable, les temps sont difficiles, il n’y a plus d’argent, etc ».

Je constate malheureusement que, quelles que soient les circonstances budgétaires ou politiques, il y en a toujours pour les autres villes wallonnes mieux représentées politiquement.

Reprenons le simple exemple du projet sur la dalle de la gare.

La responsabilité du non-achèvement de la couverture de la gare n’incombe pas à la Ville de Namur mais à un télescopage entre des directives contestées de l’administration de l’Aménagement du territoire wallon et la mésentente d’opérateurs économiques compliquée par un interventionnisme politique sous-localiste.

La nouvelle gare de Liège a coûté plus de 400 millions d’euros, la future gare de Mons – du même architecte – approchera les 250 millions d’euros et pour Namur, il n’y a pas un euro depuis 10 ans.

Ces centaines de millions d’euros ont été financés  par la SNCB et le Fédéral, et pour Namur, la SNCB n’aurait plus un euro mais compte faire payer la Région wallonne notamment son secteur de la mobilité !

Est-ce juste et admissible ?

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Namur a reçu la promesse il y a de très longues années de la construction d’un hall sportif indoor destiné la formation de nos élites sportives francophones.

Ce dossier est revenu sur la table par la voix du Ministre Antoine à Barcelone.

Je n’ai pas entendu nos politiques namurois – tous partis confondus – rappeler cet engagement et revendiquer pour Namur cet important investissement générateur d’emplois et de chiffres d’affaires pour nos entreprises.

Comme je les ai trouvés très discrets sur le dossier de fermeture définitive de notre patinoire.

Par ailleurs, la presse a fait régulièrement écho de la possibilité d’organiser le Mondial conjointement avec la Hollande.

Les grands investissements échapperont à Namur.

 

Mais pourquoi Namur ne pourrait-elle pas revendiquer au moins un centre d’entraînement moderne à vocation régionale et internationale doté de multiples terrains et d’un stade qui serviraient à nos équipes régionales et à nos écoles ?

Ces deux équipements, le hall indoor et le centre d’entraînement pourraient se situer sur le plateau de Bouge, qui deviendrait ainsi à la croisée des autoroutes wallonnes un pôle important de loisirs sportifs et éducatifs en même temps qu’une zone de développement économique.  Un nouveau et moderne visage pour Namur.  Une nouvelle carte de visite régionale.

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A l’intersection du tourisme, de l’économie et de l’histoire, jaillit notre Citadelle, principal élément de notre attraction touristique internationale.

Il nous faut retrouver une ligne directrice de développement telle que l’avait ébauché le plan stratégique « Stratépôle » déposé par NEW il y a bien longtemps.

Notre Citadelle doit s’inscrire dans des réseaux de valorisation et de promotion européens.

Une rationalisation de sa gestion est également indispensable : on ne peut gérer et promouvoir un tel site quand le pouvoir se partage entre une ASBL et plusieurs échevins.

Cette perspective est également nécessaire dans le secteur du tourisme où les organismes de promotion foisonnent : deux syndicats d’initiative, une maison du tourisme, une administration communale dotée d’un directeur.

C’est beaucoup !

Dans le domaine culturel, une meilleure concertation entre la Ville et la Province est nécessaire pour rationnaliser aussi la gestion des infrastructures et institutions situées sur le territoire namurois.

3 salles de spectacles (Théâtre, MCN, Caméo), 2 Pouvoirs publics, 2 administrations, 3 directions

2 musées provinciaux (Rops et De Gaiffier), 2 musées communaux (Archéologique et Musée de Croix).

Est-ce viable à terme et performant dans le présent ?

Pourquoi ce qu’on a réussi à faire dans le domaine économique institutionnel ne pourrait-il se concrétiser dans la Culture.

L’essor régional pris par notre Théâtre doit être renforcé par l’aménagement de nouveaux lieux de diffusion et de création, je pense à ce propos à la rénovation du Grand Manège pour lequel nous avions un accord de principe de financement par la Communauté française.

Dernier épisode en date dans le domaine culturel, le dossier de rénovation du Caméo.

Ce bâtiment, acheté par la Ville en 2005, est destiné à héberger en priorité des activités cinématographiques et audiovisuelles.

5 ans après, le dossier est toujours au point mort par manque de saine concertation et de volonté politique commune.

Or, ce lieu est absolument indispensable d’une part pour le cinéma « Art et Essai » mais surtout pour assurer la pérennisation de l’organisation d’un événement international qu’est le FIFF et pour accueillir le Festival du Film Nature, de réputation internationale lui aussi, et bientôt d’autres festivals.

La conception de sa rénovation doit permettre d’être opérationnel pour les 20 ans à venir mais surtout constituer un pôle régional et international.

Sans une ambitieuse rénovation dotée des dernières techniques audiovisuelles, Namur perdra ces événements que d’autres villes mieux équipées sont prêtes à accueillir.

Bien d’autres domaines pourraient encore être explorés, domaines qui font la force de Namur, telle l’attractivité commerciale régionale du Centre de Namur qui me semble vouée à une lente asphyxie si des mesures énergiques en termes d’accessibilité et de parking ne sont pas mises en œuvre.

Ce ne sont pas des « parkings dissuasifs » installés loin du Centre qui favoriseront sa fréquentation.

Je pense notamment à l’implantation d’un parking souterrain au Grognon, projet qui avait été proposé avant de reboucher le trou des fouilles.

Il est éminemment regrettable de destiner une telle surface uniquement à l’accueil de quelques concerts durant les Fêtes de Wallonie.

On ne laisse pas un lieu chargé d’une telle valeur symbolique déserté la plupart de l’année  et affecté à quelques places de parkings.  Je rêve qu’y soit bâtie la bibliothèque du 21ème siècle.

Le courage politique impose que l’aménagement du Grognon soit remis sur la table et pas uniquement en faveur d’un investissement institutionnel et qu’enfin une passerelle piétonne joigne les 2 berges de la Meuse.

Voilà, Mesdames et Messieurs, Chers Amis, mon devoir, j’espère, rempli : tracer des perspectives d’avenir pour Namur.

Son avenir dépendra d’abord de la volonté commune qui sera exprimée au niveau local.  Nous devons compenser notre poids politique modeste par la recherche difficile mais opiniâtre de consensus et travailler à plus de convergence dans le secteur public.

Tous les investissements dont je vous ai fait part sont majoritairement publics et doivent se hisser au niveau régional voire européen.

Ils sont de nature à renforcer l’attractivité namuroise et à lui permettre d’assumer son rôle de capitale.

Ils encourageront les investissements privés dans les domaines de l’accueil des entreprises, de l’immobilier et de l’hôtellerie.

Ils seront créateurs d’emplois.

Une  nouvelle opportunité de développement va s’offrir à Namur, ne la galvaudons pas.  Nous devons la préparer dès maintenant tous ensemble.

Namur, si les Namurois le veulent, possède tous les atouts pour assurer pleinement son rôle de Capitale à condition de faire preuve d’imagination, de créativité, de dynamisme et de fierté, de prospective.

Puisse ce plaidoyer susciter le débat et non la polémique.

Puissions-nous avoir des hommes politiques à la hauteur de nos ambitions légitimes.

Vive Namur !

Jean-Louis Close

18:37 Écrit par Jean-Louis Close dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

20.06.2010

UNE UNIVERSITE DANS SA VILLE

A propos de la désignation du nouveau Recteur des Facultés Notre Dame de la Paix.

La presse dont l’Avenir s’est fait largement l’écho de la désignation du nouveau Recteur des FNDP, M. le Professeur Yves Poullet.

Je souhaite lui adresser, au nom des Namuroises et des Namurois, mes vives félicitations et l’assurer de tout mon soutien dans la difficile tâche qui l’attend.

Je le sais homme de conviction et de combat.

J’ai lu avec intérêt ses déclarations dans la presse qui m’inspirent deux réflexions :

Tout d’abord, à propos du « nouveau paysage universitaire » dont il dit : « Ce qui est anachronique, c’est la façon dont on a redessiné le paysage universitaire autour du pôle laïque, étatique et catholique.  On aurait pu concevoir de réfléchir autrement avec des découpages géographiques ou en faisant un énorme réseau avec des répartitions de compétences ».

Il y a plus d’un an et demi, le 26 janvier 2009, au Conseil communal de Namur, je partageais déjà cette conviction en m’exprimant ainsi : « Je regrette, en tant que citoyen du 21ème siècle, le manque d’audace et de perspective de nos femmes et hommes politiques qui ont persisté à formaliser ces rapprochements universitaires en s’accrochant aux piliers philosophiques de l’enseignement qui nous ont fait tant de mal depuis les années 50. Etait-il encore nécessaire, fondamental et sain de se répartir le territoire de la Communauté française sur une base philosophique.(…) La sagesse et la prospective imposeraient que l’on aille encore plus loin et plus vite dans la constitution d’une seule université de la Communauté française regroupant tous les centres universitaires, ce qui constituerait un pôle extraordinaire de recherche avec un potentiel de plus ou moins 70.000 étudiants – ce qui n’est encore qu’une université de taille très moyenne à l’échelle mondiale ».

A cette séance, M. le Bourgmestre Etienne, le Collège et la majorité tripartite avait estimé mon intervention inopportune car son objet n’était pas d’intérêt communal !

La majorité avait dès lors refusé toute démarche visant à sauvegarder autant que faire se peut « l’indépendance » de notre université.

Un an et demi après, le Conseiller communal René Robaye (Ecolo) – Professeur de Droit aux FNDP, reposait le problème au Conseil communal du 26 avril 2010 et la majorité estimait alors qu’il fallait agir (!!!)  et  adressait le mois suivant une belle lettre aux Autorités Académiques !

Deuxième réflexion du nouveau Recteur Poullet: « Il souhaite plus de collaborations avec les instances locales Ville et Bureau Economique de la Province ».

Il est plus que temps en effet que les Namurois et le Collège en premier, réalisent enfin, s’il n’est déjà pas trop tard, la chance inouïe d’accueillir sur leur territoire une université reconnue dans le monde entier pour la qualité de sa formation et de sa recherche.

Durant mon mayorat, de 1983 à 2000, j’ai toujours pu compter sur le dévouement et les compétences du corps académique et je l’en remercie.

Puis-je rappeler le temps où le Professeur Poullet prodiguait aides et conseils à NEW dans le cadre de ses réflexions stratégiques ; où mon père, le Gouverneur René Close s’alliait avec les FNDP, – en particulier le Recteur et le Professeur François Bodart -, pour créer le CIGER, institution initiatrice de l’application de l’informatique à la gestion des services publics, Communes en tête ; où, le Professeur Toint modélisait la circulation à Namur ; où le Département de Géographie apportait sa contribution au schéma de structure et à l’analyse des atouts de Namur Capitale ; où, associées étroitement à la Direction du BEP, les Facultés de Namur et de Gembloux participaient à la création du Parc Scientifique des Isnes - Créalys; où, toujours avec le BEP et son directeur Renaud Degueldre, le regretté Bernard Denil, Directeur des Relations extérieures aux FNDP, initiait un fonds d’aide pour la promotion et l’implantation des spin-off des universités namuroises sur notre territoire ; où le Professeur Poulain créait et dynamisait l’UTAN à Namur et à travers le monde.  Et bien d’autres exemples encore…

Monsieur le Recteur, vous me trouverez toujours à vos côtés pour recommencer cette belle aventure qui associait étroitement monde scientifique universitaire et pouvoirs publics en faveur du développement économique et social de notre région.

Je terminerai en rendant un vibrant hommage à tous les Recteurs avec qui j’ai eu l’honneur et le bonheur de travailler pour le bien commun par-delà nos différences philosophiques.  Mais ces différences, existent-elles réellement ?

Un tout grand merci à mon ami le Recteur Michel Scheuer pour le travail accompli au bénéfice de toute la Communauté namuroise, pour sa fraternité et son humilité.

11:35 Écrit par Jean-Louis Close dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |