07/11/2007

Petite fable sur un beau voyage… qui n’a pas eu lieu !

ACTE I

Ils étaient 2 amis qui envisageaient de faire un beau voyage...

Poussin :

Jacquot, je n’ai plus voyagé depuis Fribourg et Breda.  On me propose une réunion internationale de maires au Vietnam.  Veux-tu venir avec moi ?

Jacquot

Pourquoi pas ? Si ça te fait plaisir mais je croyais que tu étais déjà accompagné ?

Poussin :

N’écoute pas les mauvaises langues, j’ai proposé au Directeur de NEW de participer à l’expédition.

Jacquot :

Bonne idée.  Mais il faut  trouver un prétexte pour justifier les dépenses comme pour Fribourg.  Tu sais que la situation financière budgétaire de la Ville n’est pas brillante.

Poussin :

Tu as raison. Comme il s’agit d’une réunion de villes au niveau international, on pourrait dire que l’on va défendre la candidature de Namur pour être reconnue par l’Unesco.

Jacquot :

Ca, c’est une bonne idée.  Close ne dira rien puisqu’il a initié le dossier Unesco avec le Maire de Québec.  Mais reste à trouver l’argent.  J’ai une idée : on dit qu’on est invité , que cela ne coûtera rien à la Ville et pour les billets d’avion, NEW, les réglera.  Les administrateurs n’oseront rien dire puisque c’est la Ville qui banque le subside et si la Province bronche, je répondrai qu’on peut la supprimer.

Jacquot et Poussin : Affaire conclue !

ACTE II

Jacquot et Poussin accusent le personnel communal de coûter trop cher et annoncent des licenciements.  Réactions très vives des agents, arrêts de travail, concertations, etc…

Jacquot :

Nom di ju, poussin !  Je crois qu’on y a été un peu fort.

Même le MR n’est pas content !

Poussin :

Ca, je ne m’y attendais pas.  On n’a qu’à dire que le personnel est inefficace.

Jacquot :

Oui et que pour la nouvelle majorité, le recrutement des petits copains, ça n’existe pas.

Poussin :

Oui, mais tout de même, il faut reprendre la main, montrer que nous sommes des gestionnaires responsables.

Jacquot :

Je te propose une réponse en deux temps.

Un : on demande aux chefs de service de faire eux-mêmes le boulot et de proposer des économies.  L’emploi, c’est eux tout de même.

Deux : pour te faire plaisir, je t’accompagnais au Vietnam.  Eh bien, je me sacrifie, je n’y vais pas.  Vas-y avec le directeur de NEW.

Poussin :

Ah non !  C’est moi qui t’accompagnais pour te faire plaisir (sic dans la presse).  Si tu n’y vas pas, je n’y vais pas non plus !  J’aurais l’air de quoi  moi !

Déjà que les Ecolos estiment que j’ai un bilan énergétique négatif avec tous mes déplacements !

Jacquot :

OK To va bin.   Ca va leur en boucher un coin à tous les socialos qui nous parlent d’éthique.  On renonce à un voyage gratuit pour économiser de l’argent.  Ca, c’est du grand art.

Poussin :

Oui, mais tout de même nos deux billets sont déjà payés !!!

Jacquot :

On les annule.

Poussin :

Oui, mais ça coûte d’annuler !

Jacquot :

Eh bien, NEW est là pour ça et si les administrateurs osent dirent un mot… (voir Acte I).

Poussin :

Les Ecolos vont avoir l’air fin si on apprend ça.  Nous, on voulait supprimer NEW. Tu te rappelles les attaques contre NEW d'un Ecolo avec ton accord d’ailleurs.

Jacquot :

Poussin, tu me fais confiance oui ou non ! On fait comme avant les élections.  Tu ne dis rien, je ne dis rien et si on nous interroge, on dit que c’est pas nous, c’est eux et qu’on va tout changer.

Poussin :

Oui, de toute façon, on a signé pour 18 ans.

Jacquot et Poussin en chœur :

On est impayable : quelle transparence, quelle franchise, quelle honnêteté,…

Ah quelle éthique, tique, tique, tique, TIC, TAC,… BOUM !

 

 

17:58 Écrit par Jean-Louis Close dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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