31/01/2008

Le Quotidien titrait ce 24 janvier : « Namur cherche son deuxième souffle : analyse »…

Sous la plume du Rédacteur en Chef Diederick Legrain, on pouvait lire et je reprends les termes du rédacteur : « …la fin de la législature CLOSE, plombée par le plantage magistral du Grognon… »  « Malgré tout, cette majorité (cdH-Ecolo-MR) a su rouvrir le Caméo. Mine de rien, c’est énorme… a fait le pari de la culture, a réussi là où CLOSE s’était royalement planté.  Bravo ». 

Tout en respectant, autant que faire se peut, la liberté du journaliste d’interpréter les événements, j’aimerais amener les réflexions suivantes tout en notant les adverbes très flatteurs dont je suis affublé : de « Magistralement » à « Royalement » !

 A propos du projet de nouveau Parlement au Grognon dit « projet Botta » :

J’ai instruit ce dossier de façon transparente, assisté d’une commission où siégeait l’ensemble des partis démocratiques.  Nous avons décidé unanimement, à la demande de plusieurs milliers de citoyens, de soumettre le choix du jury (projet Botta) indépendant et international au suffrage d’une consultation populaire.  La proximité des élections régionales et les calculs politiques personnels ou sous régionaux ont troublé, par des arguments populistes et non fondés, l’appréciation à sa juste mesure du projet primé.

Depuis plus de 10 ans, aucun politique communal ou régional, n’a réussi à élaborer une nouvelle procédure d’aménagement du site.

Depuis plus de 10 ans, c’est un chancre immonde qui est proposé à l’accueil du touriste.

Le projet d’aménagement « provisoire » qui va être réalisé est misérabiliste et est indigne d’une ville qui se dit (pour combien de temps encore) la « Capitale Régionale » sans la mériter.

 

Il ne se passe pas une semaine que je ne rencontre des personnes me disant leur regret d’avoir voté contre le projet Botta qui aurait fait grandir NAMUR et surtout l’aurait enfin inscrite dans la modernité.

 A propos du Caméo :

Tous les citoyens censés et au fait du dossier conviennent que j’ai pris à bras le corps le dossier de la pérennité de la diffusion d’une cinématographie de qualité au centre-ville.  J’ai pu le faire en tant qu’Echevin du Patrimoine et de la Régie foncière et de Président du FIFF et grâce à l’appui du Bourgmestre et de l’ensemble du Collège PS/MR.

Mon ambition était de créer, avec l’appui des pouvoirs publics et des privés, un véritable pôle à l’image regroupant les acteurs de la création, de la production, de la diffusion audiovisuelle et de doter Namur d’un Centre culturel dédié à l’image, à la parole et au son.

La première étape (majeure) consistait à se rendre maître du bâtiment Caméo qui était l’objet d’offres de la part de spéculateurs immobiliers.

La défaillance de ceux-ci et la volonté des propriétaires ont permis de réaliser cette première étape.

La deuxième étape devait être la remise en route de l’outil.  Des règles de droit social et la proximité électorale – ici aussi – empêchèrent une reprise immédiate de l’activité cinéma « art et essai ».

La nouvelle majorité s’y attela.

La mise à disposition du bâtiment à l’asbl « Les 400 coups » (Le Forum) à charge pour elle d’en assumer la gestion et la programmation fut appuyée par la totalité du Groupe socialiste qui insistait cependant sur la nécessité d’une ouverture du Conseil d’administration à tous les courants politiques et philosophiques, ce qui n’est toujours pas le cas !

L’étape suivante consiste à rassembler différents acteurs impliqués dans le domaine audiovisuel afin de nourrir le projet et de rentabiliser ce magnifique outil.

 

P. Wattecamp, le Chef de cabinet de l’Echevine Degand s’est vu confier cette tâche délicate.  Malheureusement, il vient d’être remercié.

 

Nous espérons que ce dossier sera soumis au plus vite au débat du Conseil communal.

 

La quatrième étape, qui doit impérativement commencer, consiste en l’élaboration d’un cahier des charges afin de réhabiliter sans tarder les différentes salles qui se dégradent rapidement.

 

Il s’agit d’un choix culturel fort.

 

Le Groupe PS attend du Collège un projet clair, ambitieux, rassembleur et innovant dans les semaines à venir.

 

Cette réflexion fut rédigée il y a quelques jours et je découvre ce 31 janvier dans le Soir un article de Corine Bodart consacré à ce projet d’Agora.  Je note que le travail effectué a consisté à approfondir la recherche de partenariats déjà entamée par le BEP.  Par ailleurs, aucune proposition de structure de gestion n’est évoquée et encore moins un plan de financement.  Je reste convaincu, qu’à côté des partenariats bien nécessaires à la construction d’un projet culturel ambitieux, une réflexion sur les conditions d’hébergement est impérieuse et urgente. Pour avoir assisté à la projection de plusieurs films – au demeurant, excellents – je constate que le bâtiment se dégrade rapidement et ne permet pas d’accueillir dans les conditions de sécurité, de salubrité et de convivialité, les partenaires pressentis.

Il est temps de voir la réalité en face et d’envisager une réhabilitation de l’ensemble du bâtiment.

 

Ces explications détaillées me semblaient nécessaires pour expliquer au Rédacteur mais surtout aux lecteurs qu’en termes de « plantage », j’ai surtout contribué et je le dis avec humilité, à « planter » des projets qui soit, par opportunisme politique, n’ont pu se réaliser ou soit, sont amenés à germer et à grandir pour le plus grand bénéfice des citoyens Namurois et ceci, je l’espère Royalement !

 

jeanlouis.close@gmail.com

  

17:54 Écrit par Jean-Louis Close dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.