05/02/2008

NOELLERIES 2007-2008 - A oublier bien vite !!!

Préambule

La Commission de l’Echevine Degand s’est déjà penchée sur le bilan des fêtes 2007-2008.  Ce point est à nouveau inscrit à sa prochaine commission. Ainsi que je l’avais indiqué au Conseil communal de décembre 2007, je vous livre ci-après mes réflexions qui sont tout sauf enthousiastes. A l’heure où j’écris ces lignes, les fameuses « sculptures de lumière » se balancent toujours rues de Fer et de l’Ange et les beaux cadeaux sont toujours suspendus au carrefour des rues des Croisiers et des Carmes. Sans doute les boules lumineuses vont-elles se transformer en œufs de Pâques lumineux ? Renseignements pris : le Collège n’avait pas réfléchi au stockage lors de l’achat.  Aucun endroit n’est disponible. Fâcheuse situation.  Belle anticipation !!! XXXMme l’Echevine avait annoncé la couleur dès janvier 2007 !: « Les fêtes 2006-2007 ne sont pas une réussite.  Nous allons imaginer un nouveau concept ». 9 mois plus tard, beaucoup trop en retard, que pouvions-nous lire dans la presse d’automne : Le Quotidien du  26/09/97 :« Fêtes de fin d’année « Exit les forains de la rue de Fer » - Exit la patinoire, trop énergivore » .  « Pour animer les places, Namur se tourne vers des professionnels. »  « La Ville concocte une nouvelle programmation.  Un seul mot d’ordre : la qualité. »« A la place des forains : des sculptures de lumière ». La DH du 23/10/07 :« Animations de Noël : du neuf »« Trois places animées par un professionnel »« Trois lieux phares : place d’Armes, du Théâtre et Marché aux Légumes »« Place Marché aux Légumes : Animation permanente pour les enfants.  Illumination originale et économique.  Décoration de circonstance. »« Place du Théâtre : une animation permanente fera la part belle à une crèche, à un invité d’honneur, à une mini-forêt de sapins ainsi qu’à une mise en scène de Noël. »« Place d’Armes : un village de Noël ». Le Quotidien du 10/11/07« Nouveau Collège, nouvelle méthode : le Collège a tranché.  E. Vandy obtient le marché pour 3 ans, à charge pour lui d’assurer l’animation sans l’aide financière de la Ville. » En résumé : Du neuf, du professionnalisme, de la qualité, de l’originalité, une nouvelle méthode, un nouveau concept ? Qu’en a-t-il été exactement ? Une fête, triste, décousue. Aucun décor place de la Gare par où transitent aux heures sombres de la journée plusieurs dizaines de milliers de navetteurs. Rue de Fer: les Forains ont disparu, laissant le macadam noir occuper tout l’espace.A à la place, point de sculpture de lumière, mais des boules « glacées » suspendues ça et là à des filins qui refroidissent l’atmosphère par leur couleur froide. Sur la gauche, 2 malheureux sapins, 50 m l’un de l’autre, telles des sentinelles encadrant l’hôtel de ville à la si triste allure qu’un pigeon s’y est pendu ! Les 4 Coins se sont vus éclairer par une série de guirlandes lumineuses tout aussi glaciales que les boules. La Place de l’Ange est vide et lugubre, éclairée par quelques loupiotes dans les arbres qui les boudent. Place Marché aux Légumes, on nous promettait « une animation permanente pour les enfants.  Une illumination originale et économique.  Une décoration de circonstance ».Les visiteurs n’y ont vu qu’une forêt de sapins pas éclairés et 2 chalets fermés sur trois.  Point d’enfants dans le labyrinthe. 

En bordure de celui-ci, une « œuvre » illustrant Noël, fabriquée par des jeunes élèves avec des matériaux de récupération.  L’œuvre est vandalisée, cassée, l’ours polaire a disparu.  Elle restera dans cet état durant toutes les fêtes.


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Mais quelle mouche a donc piqué l’Echevine.  Si le concept est sympathique, décembre et les trottoirs ne sont pas des moments et des lieux pour exposer des travaux par nature éphémères. D’autant plus que certains ont poussé l’imagination jusqu’à suspendre aux filins des vieux quartiers des sacs poubelles remplis dont on ne sait quoi et qui sont restés là bien après les fêtes. 080101_011_MORDU
 Je me demande ce qu’en ont pensé nos visiteurs d’un jour ?  Etait-ce une nouvelle manière de collecter nos déchets ? Heureusement, proche de cette triste place, les commerçants ont déroulé tapis rouge, guirlandes de tissus et décorations originales pour nous rappeler que c’était la fête. Place d’ArmesPour l’atteindre du Marché aux Légumes, vous deviez longer, rue de l’Ange, le trou béant des deux immeubles effondrés.Malgré mes demandes, le Collège n’a rien fait pour évacuer les détritus qui s’y accumulent.D’ailleurs, un constat général s’impose : Namur est redevenue une ville sale : mégots, papiers, canettes, crottes au milieu de nos trottoirs.Avez-vous vu l’état du parking rue Haute Marcelle.  A croire que nos responsables ne daignent plus se mêler aux citoyens pour « sentir » vivre notre ville. Quand donc le Collège va-t-il donner les moyens adéquats à l’Echevin de la Propreté ?  Monsieur le Bourgmestre, la sécurité d’une ville commence par la salubrité.  Rien ne sert de courir après l’Unesco si vous n’êtes pas capable d’entretenir le centre historique. Marché de Noël : place d’ArmesTraditionnel village perché sur la place en bois : de la lumière, de la convivialité, de la chaleur au milieu de tant de grisaille s’y retrouvent quelques fidèles commerçants et artisans, pas de réelles nouveautés sauf peut-être « l’Auberge » qui a grandi et qui débite force vins chauds. C’est peut-être pour cette place qu’il faut imaginer un nouveau concept.
Tiens le Centre de Congrès s’était paré pour Noël de deux ridicules étoiles aux fenêtres du 2ème étage, très chic !
 Galerie du Beffroi Enfin quelque chose d’intéressant : une très belle exposition de livres pour enfants. Place du ThéâtreLe clou des « Noëlleries » : une crèche vivante, une forêt de sapins, une mise en scène permanente étaient annoncées. 071231_01_MORDU
 Tout ce que vous avez pu voir, c’était une cabane en bois orné de publicités pour une radio.  Les portes étaient ouvertes sur quelques mannequins en bois censés figurer l’élément majeur de ces fêtes.De forêt de sapins, de mise en scène permanente : point. C’est misérable, abandonné.Tels des restes de repas sont posés à l’entrée de gros pots rouges qui, paraît-il, ont servi aux édiles communaux à la recherche de la lumière.Sur les portes de « la grotte sacrée » sont agrafées des publicités pour une radio qui porte le nom prédestiné de Nostalgie. Ah oui, parlons-en, comme tous les Namurois, de nostalgie.

Que sont devenus ces Noëls plus gais, plus vivants, plus lumineux ?  Lorsque de la Gare au Confluent et la place l’Ilon à la rue Godefroid, vous vous promeniez au milieu d’une forêt de sapins blancs, des animations des forains et sous une voûte de guirlandes aux couleurs chaudes qui illuminaient nos tristes fins d’après-midi de décembre pendant lesquelles quelques hardis bourgmestre, échevins ou conseillers communaux entraînaient la population sur la piste de glace ou dans la magique grande roue qui donnait un petit air russe à la place d’Armes… Nostalgie, nostalgie… Mais que c’est triste Namur ! Mais qu’elle est triste cette majorité !Certains édiles n’ayant pu forcer les commerçants à fermer leurs portes, ont fermé les portes du Centre culturel d’Harscamp la nuit du 31 décembre malgré un contrat signé au prétexte d’un rapport des pompiers défavorable élaboré 2 jours avant l’événement et non communiqué aux organisateurs ! Mais qu’ont fait les NAMUROIS pour mériter cela.  L’échevine espérait-elle nous faire oublier notre déception en lançant quelques pétards lumineux à Minuit le 31 décembre devant un parterre d’une centaine de personnes. On nous promettait une nouvelle programmation de qualité avec professionnalisme, un nouveau concept, quoi ! De toute cela, rien ou alors je n’ai pas compris, je n’ai pas vu, je n’étais pas là… au bon moment… au bon endroit. L’Echevine et le Collège vont-ils poursuivre un contrat de collaboration qui n’aurait pas été respecté. Combien ont coûté ces fêtes ?: les orchestres au Marché de Noël à charge de l’exploitant mais payés par la Ville ? « les sculptures de lumière ? »  La nouvelle décoration ? Il est plus que temps que l’on ne réduise plus les fêtes de Noël aux quartiers sud de la Ville.  Que l’on introduise une réflexion sociale à propos de ces fêtes.Que penser enfin d’une ville capitale, présidée par un député régional et ne parvient pas à inciter les institutions régionales (Présidence, Parlement, cabinets ministériels) à décorer quelque peu leurs bâtiments de prestige. Ah nostalgie ! Cette majorité ne nous sortira pas de la tristesse de l’hiver. Namur hiberne et pour longtemps… Jeanlouis.close@gmail.com  Photos empruntées sur le site de mordu.mordant        

23:53 Écrit par Jean-Louis Close dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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