23/01/2009

Fêtes de fin d'année

Je ne pensais pas ressasser ce sujet, nous sommes déjà le 23 janvier !

Mais une citoyenne interpellera en séance publique le Conseil communal le 26 janvier prochain car écrit-elle :

« ...il n'empêche que les Namurois et les visiteurs restent déçus, nonobstant les articles aux termes redondants parus dans la presse... »

De plus, j'ai trouvé les décorations et les animations de la Ville tellement moches que je voulais oublier tout cela bien vite.

Mais allons-y pour un petit tour de Noël dans la cité :

Noël, ce sont les sapins, non ?

  A part deux perdus, isolés et misérables devant l'hôtel de ville et le théâtre : rien

Noël, ce sont les illuminations, non ?

Comme incohérence et manque d'esthétique, on ne peut faire mieux que la Ville :

Pour plaire aux dogmatiques écolos : un peu de led, quelques boules malheureuses et un tapis aux 4 coins bleuté, glacial ! .

Dans les quelques rues alentours, OUF, plus d'écolo mais de bonnes vieilles lumières sans aucune originalité, allant du bleu au jaune pâle, du plus bel effet.

Tout a commencé par l'arrivée du Père Noël le 5 décembre, veille du passage de Saint Nicolas dans les souliers.  Nos petits en étaient tout perturbés !

Mais le  jour mémorable et inoubliable, jour de fierté pour tous les Namurois, fut l'inauguration de la plus belle esplanade du monde : le Grognon !

20 mandarins sous la pluie, abrités sous une tente, se rassasiant de quelques zakouskis et buvant une coupe de mousseux en attendant avec une réelle impatience les discours pathétiques du Collège qui s'était beaucoup querellé pour savoir qui allait causer.

Et puis, il y a eu la mise à feux de l'esplanade qui finalement n'aura pas lieu pour cause de papier mouillé !  Le tout suivi d'une prestation de « Camping Sauvach », courageux, toujours sous la pluie, essayant d'enflammer 2 dizaines de groupies, au milieu d'un carrefour !

Et puis, merveille des merveilles, splendeur des splendeurs, Star War à la Citadelle (expression empruntée à D. Legrain).

J'avais été modéré par rapport à l'esthétique au Conseil communal de décembre de peur de me montrer à nouveau trop critique.  J'avais contesté le coût :plus de 20.000 euros de location pour 3 semaines. J'ai donc écouté les Namurois. Pas un, vous lisez bien, pas un sur les dizaines rencontrés durant les fêtes n'a émis un avis positif !

M. Gavroy doit en tirer les conclusions, reconnaître son erreur et bannir cette formule pour le futur éclairage de la Citadelle.

Il est impératif que ce soit la masse de pierres des remparts qu'il faut mettre en valeur et quelques détails à souligner plus particulièrement.

Noël, ce sont les chalets, non ?

On allait voir ce qu'on allait voir ! Pas question de recommencer les erreurs de 2007-2008 ?  Alors ? « pour assurer la liaison haut/bas de la ville », dixit l'Echevine Degand, on saupoudre quelques malheureux chalets rue de Fer, on ferme ladite rue 3 semaines (au grand dam des commerçants !), on se demande encore pourquoi ? on laisse la rue de l'Ange ouverte - bonjour la sécurité ! et on concède la place d'Armes à un nouveau partenaire.  Par contre, rien sur la place du Théâtre, le théâtre n'étant même pas mis en valeur pour la circonstance.

Entre le haut et le bas de la ville, quelques forains étaient saupoudrés comme sur le mémorable Grognon où ils apparaissaient tout à fait saugrenus avec leurs masses lumineuses.

Noël, c'est la glace, la glisse, non ?

Eh bien, on a été servi en matière de patinoire qui n'en était pas une puisqu'elle ne glissait pas.

J'ai eu la honte de ma vie en voyant, à Dublin, sur TV5, les patineuses de l'Arabesque collées au plastique, incapables d'effectuer la moindre figure, tombant l'une après l'autre.

Namur a fait rigoler le monde entier de Rio à Pékin : une patinoire qui ne patine pas.  Une première mondiale.  Et tout cela pour un coût global de plus de 42.000 euros pour un mois.

Un point positif : toutefois, les quartiers piétonniers décorés par les commerçants mais malheureusement sans concertation pour certains : les tapis rouges succédant aux tapis violets et une place du Marché aux Légumes aussi lugubre que la place du Théâtre.

Heureusement, cette année, les Ecolos ne nous ont pas imposé l'exposition de poubelles au-dessus de nos têtes en guise de guirlandes...

Je voudrais pour terminer, relever un scandale écologique.  La majorité communale, Ecolo les plus terribles, n'a pas cessé de mettre en avant le caractère écologique des fêtes.

Or, nous savons que la fabrication des leds est une catastrophe en matière énergétique et que leur élimination en fin de vie est un réel problème.

Anne Degand a vanté la patinoire.  Mais quel est le bilan écologique de la fabrication des panneaux de plastique et était-il bien raisonnable dans ces circonstances écologiques d'éclairer la patinoire avec des spots gigantesques, grands consommateurs d'énergie ?

Vaut-il mieux utiliser des leds énergivores ou consommer de l'électricité verte.

On peut en conclure que ce que veulent les écolos, c'est gaspiller l'énergie dans la fabrication et diminuer la consommation d'énergie verte càd non fossile et renouvelable à l'infini - quelle incohérence !

Quelle incohérence dans la gestion de ces fêtes !

Les stigmates de cet échec cuisant errent toujours sur le Grognon désespérément vide.  Les panneaux de cette inauguration exceptionnelle de décembre sont quotidiennement mis à terre par le vent et remis inlassablement sur pied le matin.

Jean-Louis Close
jeanlouis.close@gmail.com

18:52 Écrit par Jean-Louis Close dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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