27/01/2009

CONSEIL COMMUNAL DU 26 JANVIER 2009 - mes interpellations

A propos du projet éolien à Loyers

Lors de la séance du Conseil de décembre 2008, ma collègue Députée Eliane Tillieux avait interpellé le Collège sur ce dossier.

Par la voix de M. l’Echevin Alain Detry, celui-ci avait répondu que ses services instruisaient le dossier, rappelant que la Ville n’avait qu’un pouvoir d’avis.

Nous aurions pu penser, qu’à la suite de l’intervention de Mme Tillieux, nos députés régionaux namurois, Mme Barzin et M. le Bourgmestre Etienne, auraient amplifié les inquiétudes de Mme Tillieux auprès du Ministre ou de leurs collègues du Parlement wallon sous forme de questions.

Sauf oubli de ma part, je n’ai point vu dans la presse de telles initiatives et nous le regrettons.

Depuis décembre, de nouveaux éléments sont apparus.  Tout d’abord, le Collège d’Andenne a fait part de sa vigoureuse opposition. 

Ensuite Ecolo Andenne qui exprime sa totale adhésion au projet.

Enfin, l’annonce ce week-end de la tête de liste Ecolo aux élections régionales de l’avis défavorable du groupe Ecolo de la Ville de Namur au projet d’Andoy.  Avis un peu tardif…

Le Collège doit, paraît-il, selon le groupe Ecolo, rendre son avis demain.

Nous espérons qu’il sera négatif, Ecolo s’étant déjà exprimé.

En effet, ainsi que tout le monde le pense, aucun élément ne plaide en faveur de cette implantation mais tout la condamne.

Dernière réflexion avant de vous demander votre avis tout de même.

Pourquoi, vous, Echevins, Bourgmestre, chantres de la participation et de la transparence, n’avez-vous pas ouvert l’examen de ce projet à l’ensemble du Conseil communal, lieu du véritable débat démocratique communal ?

Je vous propose de réparer cette erreur en soumettant au vote de cette assemblée une motion soutenant l’avis négatif que vous remettrez demain.

 

Fusion des universités

La fusion des quatre universités catholiques, comme la fusion des Facultés de Gembloux avec l’Université de Liège sont susceptibles d’avoir des répercussions importantes sur le territoire namurois.

Des acteurs politiques namurois ont réagi.   Tout récemment encore, le Député-Bourgmestre Jean-Charles Luperto portait le débat au Parlement wallon.  Plus proche de nous, René Robaye et Philippe Defeyt se sont exprimés dans la presse écrite et télévisuelle.

Il ne m’appartient pas, et ce n’est pas le lieu, de lancer ici un débat sur la pertinence de ces fusions, conséquence des réformes de Bologne et des décisions de la Communauté française.

J’aimerais exprimer cependant deux réflexions :

Tout d’abord, sur la forme juridique de ce rapprochement entre les 4 universités catholiques.

Je ne suis pas loin de penser – devant les forces respectives en présence – que la recherche d’une forme plus souple de rapprochement telle que prônée par notre ami René Robaye (Professeur de Droit et représentant syndical au FNDP) eut mieux préservé la survie des Facultés Notre Dame de la Paix et leur rayonnement que la formule radicale défendue par Philippe Defeyt (Administrateur à l’Université Catholique de Louvain).

Ma deuxième réflexion est plus générale.

Je regrette, en tant que citoyen du 21ème siècle, le manque d’audace et de perspective de nos femmes et hommes politiques qui ont persisté à formaliser ces rapprochements universitaires en s’accrochant aux piliers philosophiques de l’enseignement qui nous ont fait tant de mal depuis les années 50.

Etait-il encore nécessaire, fondamental et sain de se répartir le territoire de la Communauté française sur une base philosophique, à savoir :

Ø  à gauche – ou à l’ouest si vous préférez -, les laïcs avec l’U.L.B. ;

Ø  au centre, les catholiques avec Louvain-La-Neuve comme pivot ;

Ø  et à l’Est, les Officiels avec Liège comme moteur ?

Etait-ce de l’intérêt de la formation de nos étudiants et de la recherche ?

Je ne le crois pas.  Les chercheurs et les professeurs travaillent déjà depuis de longues années sur des projets communs par-delà les structures institutionnelles.

Si la concurrence peut être un stimulant, c’est au niveau européen et mondial qu’elle se pratique et non plus sous-localement en Belgique.

La sagesse et la prospective imposeraient que l’on aille encore plus loin et plus vite dans la constitution d’une seule université de la Communauté française regroupant tous les centres universitaires, ce qui constituerait un pôle extraordinaire de recherche avec un potentiel de plus ou moins 70.000 étudiants – ce qui n’est encore qu’une université de taille très moyenne à l’échelle mondiale.

Mais revenons au sujet de mon interpellation.

Dans votre déclaration de politique générale, vous avez insisté sur « la nécessité d’un partenariat privilégié et fécond avec les Facultés et les Hautes écoles ».

Pourriez-vous nous faire part des positions, des démarches, réunions, études que le Collège aurait défendues ou effectuées auprès du rectorat des Facultés universitaires de Namur, du Parlement ou des Ministres responsables ?

Nous avons la chance d’avoir dans les rangs du Collège trois députés qui sont nos relais vers les instances supérieures ?

Pourraient-ils nous évoquer leurs interventions ?

Pourquoi le Collège ne s’est-il pas saisi du problème alors que les Facultés de Namur constituent une des forces de la Capitale wallonne ?

Est-ce encore une fois de plus une illustration du manque d’envergure de la majorité actuelle ?

 

 

Marchés : droits de place

Par ma présence hebdomadaire au marché de Namur, je suis un observateur attentif des humeurs de nos ambulants.

Certains, et notamment les maraîchers, durant les semaines climatologiques difficiles que nous venons de vivre, ont dû renoncer à fréquenter nos marchés et par conséquent, ont enregistré des pertes conséquentes alors qu’ils ont déjà à subir le choc de la crise économique.

Ce ne sont pas les seuls acteurs économiques à souffrir.  Le reportage de Vers l’Avenir ce samedi consacré à la désertification commerciale de Flawinne et la modification du tissu commercial de Namur et Jambes, impose de réfléchir aux moyens qu’une ville comme Namur peut mettre en œuvre à son niveau pour redonner force et vigueur à nos commerces.

Il ne suffit pas, comme le déclare Mme Barzin, Echevine du Commerce, en conclusion dans cet article, de « refiler la patate chaude » aux commerçants en attendant qu’ils prennent des initiatives.

Il s’agit d’agir en consultant les milieux concernés (l’Association des commerçants, GAU, la Chambre de Commerce, les Classes moyennes, le BEP, les syndicats) afin de faire le point sur le commerce namurois, j’insiste, dans son ensemble, sur ses mutations, ses forces, ses faiblesses et d’envisager ensemble des mesures concrètes.

Nous sommes tous acteurs de la crise, nous devons réagir.

Et puisque j’ai commencé par les ambulants, pourquoi ne pas leur donner un petit coup de pouce en modulant la redevance en fonction des saisons ou du climat comme le font d’autres communes.

Ils étaient bien courageux ceux qui se sont présentés par moins de  15 degrés, ils méritent aussi d’être encouragés.

Au nom du groupe socialiste, je souhaite donc que ce problème soit rapidement étudié par les services de la Ville et que des propositions concrètes soient formulées et que, par ailleurs, une réflexion plus large sur le commerce namurois et péri-urbain soit entreprise.

Je vous remercie de votre attention.

Jean-Louis Close

 

18:37 Écrit par Jean-Louis Close dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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