18/02/2009

CONSEIL COMMUNAL DU 16/02/2009

Voici l'intervention que je souhaitais faire au Conseil ce lundi 16 février mais J. Etienne m'en a empêché prétextant que cela ne faisait pas partie de l'ordre du jour alors qu'il s'agissait, dans la suite de l'effet d'annonce sur le projet de la dalle, une énumération d'autres effets d'annonce depuis la mise en place de cette législature.  Il faut savoir qu'il avait le texte de mon intervention... tiens, tiens...texte que j'avais présenté lors d'une conférence de presse quelques heures auparavant:

J'ANNONCE ET PUIS J'OUBLIE… telle est la nouvelle politique menée par la majorité cdH-Ecolo-MR depuis plus de 2 ans.

La folle annonce d'un accord sur l'aménagement de la dalle de la Gare a incité notre groupe à nous pencher sur les principales annonces et promesses non tenues par cette majorité depuis son installation en décembre 2006.

Un préambule cependant.

Cette majorité a basé toute sa philosophie sur la transparence et l'éthique, mettant fin ainsi, paraît-il, à 30 ans d'obscurantisme (partagés en grande partie avec le cdH et 6 ans avec le Mouvement Réformateur).

La seule vraie politique menée par la majorité et son bourgmestre consiste à lancer en pâture au public des projets qui, soit n'existeront jamais, soit seront abandonnés, soit n'en finissent pas d'être à l'étude.

Je me suis basé, pour établir cette liste, sur les échos parus dans la presse, car il faut que vous sachiez, citoyens de Namur, journalistes, que la Majorité, leurs Cabinets de Bourgmestre et Echevins et la Haute Administration s'ingénient à retarder l'information aux Conseillers communaux, chargés d'exercer leur contrôle démocratique.

Auparavant, par souci de transparence, les Conseillers recevaient chaque semaine la liste de décisions prises la semaine précédente par le Collège, permettant ainsi de prendre connaissance des délibérations souhaitées.

Depuis cette législature, la transparence n'est plus de mise, ce qui rend impossible, pour l'ensemble des conseillers et plus particulièrement de la minorité,  le suivi des décisions exécutées par le Collège.

A titre d'exemple, le Secrétariat vient seulement de nous adresser ce 13 février, soit la veille du Conseil, les décisions du Collège des 2,9 et 16 décembre , soit il y a exactement deux mois !!!!!

Il se pourrait donc que les dossiers que je vais énoncer aient connu des avancées depuis cette date mais nous l'ignorons à cet instant même…

Attachons-nous, en premier lieu, au dernier effet d'annonce d'un Echevin Ecolo bien connu et que j'intitulerais « DALLE – QUE DALLE ! » pour paraphraser le titre du Vers l'Avenir du 20 juin 2008 ainsi rédigé :

« Complexe sur la gare : que dalle ».

« Le Bourgmestre a expliqué, mercredi, comment la Ville se (re)saisissait du dossier, estimant que la SNCB commence à trop jouer les prolongations ».

Pour le Bourgmestre, la dalle devrait accueillir les nouveaux fonctionnaires régionaux et quelques commerces de proximité ».

C'était il y a 8 mois.

Mais ce projet a aussi des implications en termes d'aménagement du territoire lorsque l'on sait qu'un promoteur est fortement intéressé par la rénovation/réhabilitation de l'ilot C&A  - pour ne pas le citer, « Forum Invest » - afin d'y aménager un pôle commercial de 15.000 à 20.000 m².

Mais ce nouvel élément architectural devrait être un signal fort en haut de l'axe de la rue de Fer/rue de l'Ange, il pourrait en être sa « porte ».  Il induira immanquablement des effets sur toute la corbeille commerciale.

Alors dans ces conditions, que devient l'étude sur le centre-ville ?

L'étude sur le centre-ville fut approuvée par le Conseil communal le 17 décembre 2007 pour 35.000 euros et grande nouveauté, on allait enfin faire de la « vraie participation » en associant à la réflexion un panel de 20 citoyens répartis par groupe de 5 (riverains, écoles, commerçants et représentants de divers groupements).

3 bureaux d'études furent sélectionnés pour un coût qui, actuellement, avoisine les 60.000 euros.

Dès avant la première réunion des comités d'accompagnement, Mme Grandchamps lançait des pistes : rue des Carmes, piétonne ; non ! la rue de Fer ; zone 30 généralisée, proclamait le Bourgmestre et d'autres encore.

Et déjà, à l'époque, les journaux titraient « la Ville cherche des idées ».

Décidément, ça n'a pas changé.

Enfin, 9 réunions plus tard du Comité d'accompagnement, que constate-t-on ?

En fait de participation citoyenne, nul ne sait combien ont répondu mais au cours des 3 réunions, ils étaient entre 5 et 8 participants – loin des 20 annoncés ;

Mme Grandchamps a réalisé une conférence de presse ce 04 février 2009 dans laquelle elle livre les orientations retenues par le Collège – le Conseil communal est ignoré une fois de plus alors qu'il s'agit comme elle le dit « d'une vision pour Namur » à mettre en œuvre…

 

J'ai regardé l'intervention à Canal C de Mme Grandchamps et je n'ai rien compris. L'auteur de projet est prié de poursuivre l'étude d'une zone 30 généralisée à la Corbeille.

 

Bientôt un an et demi plus tard, les Namurois ne connaissent toujours pas le projet pour le centre-ville.

Mme Grandchamps se concentre désormais sur la rue de l'Ange où une zone de rencontre sera réalisée, le bureau d'études de la Ville s'est vu confié le projet.  A quand donc un débat public devant le Conseil communal ?

 

Aucune anticipation, aucune réflexion pour intégrer dans les scénarii la transformation inévitable du Nord de la rue de Fer et ses conséquences sur toute la zone commerciale de la Corbeille, aucune réflexion sur les conséquences de l'aménagement du rond-point d'Harscamp.

 

 

J'annonce et puis j'oublie…

 

Continuons avec Mme Grandchamps.

 

Mais au fait, Namur Magazine annonçait dans son édition de décembre 2007 :

« En 2008, la Ville compte finaliser le Plan communal de mobilité de JAMBES ».

 

Février 2009 : toujours rien…

 

J'annonce et puis j'oublie...

 

 300 vélos  disponibles, 30 stations, pédalez en toute liberté à Namur ...(VA du 2 août 2008)

 Namur vaut bien Bruxelles,Paris ou Lyon ... proclamait l'Echevine Grandchamps à sa conférence de presse du Ier août 2008 !

Le collège du 17 juin avait estimé que méritait d'être examinée la mise en service d'un réseau de location de vélos en libre service.

Mais attention, reconnaissait le Collège, nous n'avons pas le budget - estimation plus ou moins 450.000 euros - et nous devons encore réaliser les études juridiques indispensables.

Mais tout sera bouclé pour la fin de l'année 2008 et l'appel d'offre sera lancé.

Février 2009 toujours rien ! A moins que ....

 

J'annonce et puis j'oublie

 

Restons en ville et intéressons-nous à la Culture.

 

 

Mme De Gand a tenu en janvier une conférence de presse pleine de promesses à l'égard du Caméo.

 

Après 2 ans de consultation des associations, elle a conclu que 2  opérateurs seulement pouvaient prendre place au Caméo : « Les 400 coups » et le FIFF et que des occupations occasionnelles pouvaient être concédées aux Hautes Ecoles et aux Facultés.

 

Mais soyez patients, disait-elle, les rénovations tant attendues ne pourraient, si tout allait bien, intervenir qu'en 2011.

 

Mais dans le dossier : pas de business plan, pas de définition de la structure de direction, pas d'alternative dans la conception des salles, on garde le bâtiment tel quel alors qu'il a 70 ans et on ne réfléchit pas à une refonte complète.

 

Le tout pour une première estimation à 2,5 millions d'euros.

 

Le hic, c'est que tout cela est proclamé sans la caution du Collège qui, paraît-il, en sa séance du 10 février, aurait mis fin à tous ces beaux rêves.

 

Je vous dirai quoi dans deux mois lorsque je recevrai les décisions du Collège  ou lorsque la presse voudra bien nous en informer!

 

 

J'annonce et puis j'oublie…

 

J'annonce et puis j'oublie ou je traîne … beaucoup… parce que l'on me met des bâtons dans les roues.

 

Le règlement communal d'urbanisme visant la protection des villas mosanes.

 

NAMUR Magazine, journal de bord du trois mâts de la majorité, annonce son adoption provisoire en décembre par le Conseil.

 

3 mois plus tard, toujours rien.

 

Mais entretemps, cédant aux « pressions des vilains promoteurs », se rendant compte enfin qu'il fallait lâcher un peu de lest, l'Echevin Gavroy accorde un permis pour le King Fook Garden, après 3 ans de négociation, 5 projets, beaucoup de temps, d'argent investi à perte, pour la Ville aussi en termes de précompte immobilier et d'impôt des personnes physiques.

 

Mais que sont devenus les autres projets immobiliers : des appartements au 971 chaussée de Dinant, l'immeuble Vierly et la Maison Legrand qui se meurent, de la propriété Comeliau à Beez.

 

 

J'annonce et puis j'oublie…

 

Plus question d'accorder un seul permis de bâtir sur le plateau d'Erpent tant qu'un nouveau schéma directeur ne sera pas adopté, clamait M. Gavroy.

 

Décidé en septembre 2007, pour un coût avoisinant les 100.000 euros (50.000 euros pour le Bureau d'études + le coût du Bureau d'études chargé de la communication), il devait livrer ses conclusions pour avril 2008.

 

Nous l'attendions au Conseil communal de septembre 2008, puis de décembre 2008, de janvier et février 2009,…

 

Sans doute le verrons-nous apparaître après les élections régionales de ce mois de juin…

 

 

J'annonce et puis j'oublie…

 

Le Schéma directeur de Bomel et St-Servais oublié par l'Echevin Gavroy dans la Déclaration de politique communale mais rappelé par nos bons soins.

 

Confié en novembre 2007 pour 25.000 euros à un bureau d'études qui présentera ses premières conclusions, très critiquées, à la population en juin 2008.

 

Depuis lors, silence.

 

 

J'annonce et puis j'oublie…

 

Dès les premiers mois de la législature, le Bourgmestre et l'Echevin Gavroy rappelaient à la population namuroise, sous le charme à l'époque, leur ferme intention de rétablir un téléphérique à la Citadelle.

 

Celle-ci était répétée dans les dossiers UNESCO et Fonds européens malgré nos conseils de prudence.

 

Et puis, discrètement, l'Echevin Gavroy faisait inscrire 400.000 euros au budget 2009 destinés à l'achat d'un petit train touristique pour assurer les liaisons Ville/Citadelle.

 

Cette même proposition avait été soumise au Conseil communal du 17 octobre 2006 mais renvoyée par l'opposition.

 

Exit le téléphérique !

 

 

 

J'annonce et puis j'oublie…

 

« Il faudrait sans doute arrêter de penser qu'il suffit d'aimer notre Citadelle pour que le monde entier tombe à genoux devant elle ».

Ainsi, s'exprimait un journaliste habitué de notre cénacle dans « la Meuse » en 2008 à propos de la Reconnaissance UNESCO.

 

Malgré, ici aussi, des avertissements et des conseils de notre part.

 

M. Gavroy n'a cessé durant 2 ans de proclamer urbi et orbi que « Foi de Gavroy, on l'aura cette reconnaissance ».

 

Et lorsque la mauvaise nouvelle de son échec est arrivée, M. Gavroy s'empressa de rejeter la faute sur les socialistes qui n'y étaient pour rien.

M. Gavroy promit de continuer le combat, de s'entourer d'une kyrielle d'experts, d'engager le personnel nécessaire, de remuer ciel et terre.

 

Depuis octobre 2008, silence radio !

 

 

J'annonce et puis j'oublie…

 

J'annonce que Namur est délaissée par les Fonds européens.

 

J'annonce que je dépose un dossier pour Namur mais je le ferai tout seul, pour moi seul, pour ma Citadelle.

 

Je le dépose le dernier jour, à la dernière minute (23h56, soit 4 minutes avant l'expiration, OUF).

 

Je le défends tout seul devant la Task Force.

 

Namur est la seule ville dont la délégation n'ait pas été conduite par le Bourgmestre et le projet n'ait pas été soumis au Conseil communal.

 

Et M. Gavroy s'étonne du verdict de la Région :

o   pas de projet de ville

o   pas de plan directeur

o   pas de stratégie de ville

o   pas d'étude préalable

o   pas d'étude technique

o   pas d'étude budgétaire

o   pas d'indicateurs

 

J'annonce et puis j'oublie…

Pour rappel, la Ville devait intervenir pour 10%, la Région, 40% et l'Europe, 50%.

1er projet : Citadelle 

15 millions dont 6,4 pour la remontée mécanique et 8,6 pour les illuminations avec un téléphérique partant du Grognon  . Des illuminations 10 fois plus chères que le projet de Kersalé auquel j'avais renoncé parceque j'avais estimé le coût excessif en regard d'autres priorités .

2ème projet : Bomel - St Servais

5 millions (dont 200.000 euros pour requalifier le Ravel) pour installer un funiculaire entre St Servais et le Plateau de Berlacomine.

But : favoriser une meilleure mixité sociale entre les pauvres de St Servais et les bourgeois du haut !!!

« Cet ascenseur urbain sera quant à lui destiné à liaisonner la vallée et le plateau. (…) En effet, on remarque une dualité croissante entre les habitants de la vallée (classe ouvrière) et ceux du plateau (classe moyenne à aisée), phénomène qu'il conviendrait d'enrayer. (…) Il est dès lors aisé de comprendre l'utilité d'un funiculaire qui permettrait aux habitants du Plateau pour profiter des différents équipements existants et inversement aux habitants de St Servais d'aller se promener sur un plateau rural dominé par la très belle ferme de Berlacomine  (…).  L'égalité sociale sera également au centre des préoccupations de par la volonté de réduction des inégalités vallée-plateau.  La finalité du projet consiste à rendre confiance et fierté aux habitants de ces quartiers (…). »

 

J'annonce et puis j'oublie…

J'annonce, disait Maxime Prévot, début 2008, que je mets sur pied un rassemblement des sponsors sportifs, que je l'intitule TOP 5, que je redistribuerai les revenus générés aux 5 clubs les plus représentatifs de Namur dont il exclut le SMAC !

Un an après, nous ne voyons toujours rien venir !

 

J'annonce et puis je m'enlise…

Namur mérite un stade de foot digne d'une Division 1 et d'une Capitale régionale.

L'enthousiasme porte une délégation de la Ville, après Fribourg, à Roda en Hollande en mai 2007.

Les commentaires étaient dithyrambiques :

Jean-Claude Baudart et Philippe Detry en tête : « imaginez-vous, disaient-ils à la presse – imaginez-vous le Casino de Namur monter à Bouge et s'entourer de restaurants, de salles de fitness, d'un méga-discothèque, d'un IKEA, d'un Décathlon, de commerces,… ».

Et en plus, ajoutait l'Echevin Prévot : « il ne coûtera rien à la Ville « ! (Vers l'Avenir du 29 novembre 2007).

Un an plus tard, le 18 septembre 2008 – on pouvait lire dans la Dernière Heure : « L'idée d'un nouveau et beau stade de foot pour l'UR Namur fait son chemin… à Belgrade ! Un investisseur hollandais (toujours) est en train d'acheter une série de terrains… ».

6 mois plus tard : toujours rien !

 

J'annonce et puis j'oublie

Tout cela fait beaucoup de vent, me direz-vous !

Eh bien, à propos de vent.

Dès son entrée en fonction, M. l'Echevin Gavroy lançait un vaste appel aux investisseurs en énergie éolienne.

« Venez à Namur, Capitale du vélo et du vent ».

Il ne croyait pas si bien dire.

Dès l'annonce du projet des 4 éoliennes à Wierde en janvier 2008, la population se mobilise.

Un an et une étude d'incidence plus tard, M. Gavroy laissait M. l'Echevin Detry prononcer l'avis négatif du Collège et exprimer l'avis général « le souci, c'est qu'Ecolo a fait la promotion de l'éolien à Namur et n'a vu les contraintes qu'après coup » (A. Detry – La Meuse du 28 janvier 2009).

 

J'annonce et puis j'oublie…

Je ne voudrais pas lasser l'assemblée par une trop longue complainte, je passerai donc rapidement sur le « J'annonce et puis j'oublie » de M. Auspert lorsqu'il annonce que lui aussi fait de l'écologie et convoque toute la presse pour l'installation du « premier réverbère éolien à Namur » (Dernière Heure du 17.10.08) en octobre 2008 et oublie de la convier la semaine dernière au démontage discret du même mât qui n'a jamais éclairé âme qui vive.

 

Mon dernier « J'annonce et puis j'oublie » se voudrait positif.

Il porte moins à conséquence que l'annonce sur la dalle de la Gare mais illustre toujours à merveille que la Ville n'a pas d'idée (voir aménagement du centre-ville), il s'agit du concours d'idée lancé par M. Defeyt, Président du CPAS et Mme De Gand.

L'objectif : Namuroises, Namurois, faites travailler vos méninges – nous accueillerons toutes vos propositions car nous n'avons pas d'idée mais attention, nous vous imposons des contraintes :

Il s'agit d'un monument exceptionnel.

Il s'agit d'y exercer une activité culturelle.

Il ne s'agit pas de dupliquer des lieux existants.

Nous n'avons pas un euro à investir si la Région n'accorde pas 95% de subsides.

Le délai de réalisation se monte en années.

Mais grouillez-vous, vous avez un mois pour répondre à notre appel et il n'y aura pas de gagnant !

C'est ce que nous appelons de la vraie participation.

Namurois, Namuroises, déchaînez-vous !  Laissez-vous aller !  Agitez vos neurones ! Rêvez, fantasmez, de toute façon vos petits-enfants auront tout oublié !

jeanlouis.close@gmail.com

18:38 Écrit par Jean-Louis Close dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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