01/08/2009

Conseil communal du 29/06/09 - mon interpellation point 35. Droit de place sur les marchés

La proposition qui nous est soumise aujourd’hui fait suite à mon intervention à ce Conseil communal de janvier de cette année.

J’invitais à l’époque le Collège à se pencher sur la situation pénible et délicate des ambulants victimes des intempéries et températures hivernales.

Mme l’Echevine des Finances nous présente aujourd’hui des propositions  de modification du règlement et nous l’en remercions.

Mais que nous propose-t-on ?

Je commencerai par la proposition la plus simple : suspension de l’abonnement, à la demande de l’abonné, s’il y a déplacement lié à des travaux, événements festifs, culturels, sportifs, etc. Pas de problème, excellente idée.

2ème proposition liée aux conditions climatiques :

Droits de place réduits de moitié, soit si température -10, soit si tempête.

Pour la tempête, pas de souci.

Mais, mais... pour la température, là cela pose problème.

-10° à l’installation mais quelle installation ?

(à l’arrivée ?, au départ ?) et où : place Saint-Aubain, place de l’Ange ?

Pourquoi – 10° et pas – 3° : température à laquelle gèlent les fruits et légumes.

En commission ; il me fut répondu que cela entraînerait une diminution des recettes fiscales ! La Palice en aurait dit tout autant.

Et s’il y a diminution, de combien est-elle ?

Le dossier ne contient aucun calcul.

Il paraîtrait que cela représenterait entre 50.000 et 70.000 euros.

Le dossier ne contient pas plus de références de ce qui est fait dans d’autres communes !

Par ailleurs, pour les champions de la concertation/participation dont la majorité se glorifie , aucune concertation n’a eu lieu avec les ambulants à ce sujet.

Et même s’il y a perte de revenus pour la commune, les ambulants ne représentent-ils pas le vrai commerce de proximité que nous voulons tous soutenir, notamment dans ces moments de crise.

Imagine-t-on Namur sans son grand marché hebdomadaire du samedi ? Jambes sans son marché du jeudi ? et le vendredi, sans son sympathique marché bio à La Plante ?

Marché de Namur dont la présence le samedi matin vous a incités à reprendre une mesure instaurée sous une législature précédente c’est-à-dire le piétonnier sur tout le centre-ville toute la journée et que j’ai n’eu de cesse de réclamer à nouveau lorsque celle-ci fut rapportée à la demande d’un ancien échevin du Commerce qui limita le piétonnier à la rue de Fer.

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Vous parlez d’une perte de recettes ?

Mais n’est-il pas temps d’élargir le débat à l’ensemble du Commerce namurois ?

Le déménagement prochain d’un pilier du commerce indépendant de la rue de la Croix pour cause d’augmentation « usurière » du loyer doit tous nous interpeller.

Nous savions l’artère principale – rues de Fer, de l’Ange, sacrifiée sur l’autel des multinationales – mais la création du piétonnier – si contestée à l’époque – a permis durant 20 ans d’accueillir des indépendants de chez nous.

Beaucoup sont déjà partis.

Les commerces à remettre se multiplient.

De quelles données statistiques la Ville dispose-t-elle ?

A quoi sert-il de hisser l’étendard de la défense du commerce en centre-ville en interdisant toutes les moyennes surfaces en périphérie si les dernières surfaces moyennes occupées par des indépendants tombent au champ d’honneur de la spéculation immobilière.  Le petit commerce de proximité disparaît aussi en périphérie.

J’invite vivement le Collège, avec l’ensemble du Conseil communal et les milieux indépendants concernés à lancer une vraie réflexion sur l’avenir de notre commerce namurois.

Le financement de cette étude peut être facilement assuré par les fonds de réserve de l’asbl GAU.

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Mais pour en revenir à la diminution de recettes, soyons constructifs, je vous propose une piste, une de plus.

Je suis surpris et inquiet par la multiplication des vitrines aveugles au rez-de chaussée mais aussi à l’étage de nombreux commerces.

Je n’en citerai aucun, promenez-vous et vous constaterez – et ce ne sont pas les petites surfaces qui sacrifient leurs vitrines.

Or, la présence de vitrines achalandées et décorées est une garantie d’animation et de sécurité.

Si M. l’Echevin de l’Urbanisme les tolère – ce que je trouverais regrettable – que Mme l’Echevine des Finances et des commerces compense la perte de la taxe sur les marchés, par une « cotisation » sur les surfaces occultées.

Pour une fois, les chaînes internationales aideraient le commerce local ! N’est-ce pas équitablement durable ?

Monsieur le Bourgmestre, à vous d’arbitrer !

Ce règlement, dans la formulation proposée, sera inapplicable et sera source de conflits.

Le Groupe PS propose de réduire de 50% les droits de place pour tous les ambulants durant les 3 mois d’hiver et de compenser la perte par une taxation des vitrines occultées, tant au rez-de-chaussée qu’à l’étage.

Jean-Louis CLOSE

17:37 Écrit par Jean-Louis Close dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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