22/11/2009

Asbl "SOUTIEN AUX PAYS DE LA FRANCOPHONIE" - Intervention Conseil provincial du 17 novembre 2009

Monsieur le Gouverneur,

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les Conseillers,

Mesdames et Messieurs,

Le jeudi 29 octobre de cette année, j’ai assisté au Théâtre Royal de Namur, à la plus belle représentation théâtrale qu’il m’ait été de voir depuis longtemps : « Incendies » de Wajdi Mouawad, réfugié libanais devenu québécois, grand écrivain et grand metteur en scène.

Retenez ce titre : « INCENDIES ».

Si un jour vous êtes fâchés avec la vie, si un jour vous désespérez de tout, si des événements futiles ou dramatiques pourrissent votre quotidien, allez voir « Incendies ».

Lisez cette pièce,

qui relève à la fois du conte oriental et de la tragédie grecque, qui vous parle de torture, de viol, de guerre mais aussi d’amour et de respect,

qui vous délivre dans une envolée puissante des messages de courage, de paix, de compréhension et de réconciliation,

là, réside la Vie, la Vraie Vie.

Tout le contraire de l’objet de mon intervention.

Mais c’est aussi cela, paraît-il, une certaine vie politique.

Se justifier, assumer ses responsabilités, répondre devant une assemblée démocratique qui vous a élu, des vilénies, approximations, trahisons et mensonges dont un certain monde politico-journalistique se nourrit à présent, avec délectation.

 

 

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*     *

 

Mesdames et Messieurs,

Afin que mon exposé soit compréhensible par le plus grand nombre, je crois nécessaire de rappeler à votre assemblée la genèse de cette lamentable cabale et les écrits dont elle fut à l’origine dans la presse et sur les blogs ou sites Internet.  Vous comprendrez ainsi, je l’espère, les raisons de ma colère mais aussi de mon profond écoeurement.

 

L’alerte fut donnée le lundi 26 octobre dernier lorsque l’on me signale que des journalistes d’un quotidien régional posent des questions sur notre asbl.

Deux jours après, le mercredi 28 octobre, comme pressenti, le titre était là, en première page, en gras, en gros, suspicieux et accrocheur : « Les comptes flous d’une asbl provinciale » et en cahier central, sur deux pages, le titre provocateur ; « Les drôles de frais de cette asbl provinciale » et pour ajouter au sensationnalisme et au misérabilisme, une photo occupant la moitié de l’article, un quart de page, une photo d’un village africain, avec posant devant un puit, des mères et des enfants au regard triste, interpellant.

Et dans le bas à droite de cette photo, une légende « Les comptes de l’asbl Soutien aux pays de la Francophonie manquent clairement de transparence », comme si ces Africains faisaient leur cette information et nous en faisait le reproche.

Cette utilisation détournée d’une photo me rappelle que ce même journal avait publié, il y a un certain temps, un article concernant une autre asbl à but humanitaire qui m’était totalement inconnue et qui connaissait des difficultés. Cet article était illustré par une photo où je figurais au côté de responsables africains, photo évidemment sans aucun lien avec l’objet de l’article. Mais….  Mais…

Dans les jours qui suivirent le 28 octobre, d’autres journalistes ou agences, déçus de ne pas avoir été les premiers sur le coup et dans un souci de parfaite information de leurs lecteurs, reprirent l’information.

Ainsi Le Soir du jeudi 29 octobre, page 18, sous le titre « Province : coups de griffe à une asbl », nous pouvons lire « Le groupe Ecolo, représenté au Conseil d’administration de l’association, parle d’une gestion comptable d’une légèreté inacceptable, de frais de consultance exorbitants, de voyages d’agrément au détriment de véritables missions ».

Ainsi La Libre Belgique  du 30 octobre titrait en page 45 : « Soutien à la Francophonie sur la sellette » et écrivait : « Le groupe Ecolo, représenté au Conseil d’administration de l’asbl parle « d’une gestion comptable d’une légèreté inacceptable, de frais de consultance exorbitants, de voyages d’agrément », du copier-coller intégral !

Quelques heures après, Vivacité diffusait également l’information.

Je ne puis omettre aussi le déchaînement haineux et misérabiliste sur un blog de presse namuroise, de bloggeurs, affichés ou anonymes, mettant en cause l’honorabilité de certaines personnes et rebondissant d’amalgame en amalgame.

« L’affaire »prend une nouvelle ampleur ce 10 novembre 2009 lorsque M. le Député cdH Maxime Prévot pose une question orale au Ministre de tutelle, Paul Furlan.

Cette intervention fait bien entendu l’objet d’un large écho dans la gazette régionale de ce 12 novembre 2009.

Et le journaliste de reprendre sa ritournelle : « bizarreries dans la gestion, frais de consultances pas vraiment justifiés avec précision, opacité de gestion, doutes quant au véritable siège de l’Asbl ».

Et Maxime Prévot de jeter le trouble en reprenant à son compte, sans vérification aucune de ses sources, - ce qu’il reconnaît dans son intervention -, tout ce qui a été publié.

Il va jusqu’à prétendre, comme d’autres, que la Cour des comptes a souligné « une confusion d’intérêts » et il précise dans un paragraphe d’une gravité exceptionnelle ou d’une légèreté coupable pour un leader politique en devenir : « … je n’ai pas pu davantage que vous (le Ministre) prendre connaissance du rapport de la Cour des comptes.  Les éléments dont j’ai fait état sont effectivement inspirés d’une source de presse mais n’ont pas été démentis par les intéressés, ni par l’autorité provinciale.  Donc, a priori, j’ai toutes les raisons de croire que ce sont des éléments qui sont fondés. »

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*     *

J’ai pris connaissance du rapport.

Jamais celui-ci ne parle de confusion d’intérêts à propos de notre Asbl.

Il est par contre établi qu’en page 40, la Cour des comptes écrit sous le titre « confusion d’intérêts » :

« Il est fréquent que des membres du Collège provincial occupent des fonctions de direction ou de gestion (Administrateur ou Président) dans des associations avec lesquelles des contrats de gestion ou des contrats programmes ont été ou devraient être conclus.  Cette situation peut présenter un risque de conflit d’intérêts ou rendre difficile la réalisation d’un contrôle ou d’une évaluation objective et indépendante… » et la Cour des comptes de citer : le centre international de Musique chorale, le SPAF, le CARP, IMAGE et l’Office des Métiers d’Arts ».

En conclusion, la Cour invite la Province à prendre en compte les risques évoqués ci-dessus et notamment à envisager la transformation de certaines associations en régie provinciale ordinaire.

Cette recommandation est, à mon sens, applicable aussi aux collèges communaux.

Par ailleurs, en pages 44 et 45 de son rapport, la Cour des comptes passe en revue une série d’asbl subsidiées par la Province.

Elle constate que plusieurs d’entre elles disposent au 31 décembre 2006 d’une trésorerie importante supérieure à 50% du total de l’actif.  Et de citer notre Asbl, NEW, la FTPN, le SPAF, la Maison de nos enfants et Namur Entraide Sida.  Elle cite en particulier – au 31 décembre 2006, une trésorerie de 173.000 euros pour notre Asbl et de 563 .000 euros pour NEW.

Je signale à votre assemblée que nos liquidités étaient de 122.000 euros au 31 décembre 2008 et sont de 50.318,70 euros à ce jour.

 

 

Voilà, Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les Conseillers,

le climat délétère qui préside à mon intervention.

 

 

 

 

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*      *

 

 

 

Venons-en maintenant au corps de mon exposé qui se divisera en 5 chapitres :

1.       Historique de l’Asbl, son objet social et ses organes de gestion.

2.       Adéquation entre son objet social et le contrat d’Avenir Provincial

3.       Description des actions entreprises et des partenariats institutionnels et privés

4.       Exposé des moyens humains et financiers mis en œuvre

5.       Conclusions

   

 

Examinons le premier chapitre

1)        Historique, objet social, organes de gestion

 

Les statuts de notre Asbl publiés au Moniteur du 18 octobre 2001 définissent son objet social en son article 3 :

« L’association a pour objet :

a)      d’établir des projets de collaboration et de partenariat avec les pays de la Francophonie dans les domaines de la culture, de l’enseignement, de la santé, du tourisme et de l’humanitaire

b)      de rechercher tous les moyens financiers pour réaliser ses objectifs

c)      de nouer des contacts avec des organismes spécialisés dans les matières traitées

d)      de viser à la promotion de la langue française dans tous les pays, y compris ceux qui n’emploient pas cette langue comme expression prioritaire

Le Conseil d’administration a été désigné par l’A.G. qui s’est tenue le 18 janvier 2008.

Ce même jour, je fus désigné en qualité de Président succédant à Mme Maryse Robert-Declercq et le bureau fut composé du Président, de Mme la Députée provinciale Martine Jacques, de M. le Député provincial Jean-Marc Van Espen, Vice-Président et de son Administrateur Délégué, M. Michel Frédérickx.

L’A.G. (18 membres) et le C.A. (17 membres) sont constitués majoritairement de Conseillers provinciaux désignés à la proportionnelle parce que vous avez considéré que cette asbl constituait le bras exécutoire de la Province de Namur en matière de coopération au développement.

Aux Conseillers provinciaux, se sont ajoutés des partenaires ou experts ainsi que M. le Gouverneur.

Tous les mandats d’administrateur, y compris la Présidence, sont exercés à titre bénévole.  La fonction d’Administration Délégué est rémunérée.  J’y reviendrai.

Le Bureau se réunit en général une fois par mois, un lundi à 9h00 : il assure la gestion quotidienne et il examine la réalisation des dossiers en cours.

A la demande d’un Administrateur, Mme Marchal – exprimée à l’A.G. du 27 mars 2009 –, nous avons tenté d’organiser des bureaux élargis à tous les membres du C.A. afin de les associer davantage aux actions de l’Asbl.

Sans faire aucunement le procès des excusés, dont je comprends parfaitement le motif d’absence, je signale à votre assemblée que nous avons organisé depuis  3 bureaux élargis, nous n’avons jamais atteint la moitié des administrateurs (pour rappel 17), présents.

Enfin, le siège social de l’Asbl est toujours fixé à son lieu de fondation c’est-à-dire Avenue Reine Astrid et le siège administratif, au domicile de l’Administrateur Délégué.

 

 2)        Adéquation de l’objet social au CAP (Contrat d’Avenir Provincial)

La dispersion et la multiplication des actions et des territoires sont nuisibles à la réalisation des projets efficaces, c’est pourquoi, en accord avec le CAP, l’Asbl travaille prioritairement dans deux pays : le Sénégal et le Congo.  Et pour le Sénégal, l’action provinciale proprement dite se concentre historiquement sur la Région de Louga au nord du Sénégal.

Un deuxième axe de travail de notre – de votre – Asbl consiste à établir des partenariats avec les communes de la Province de Namur qui le souhaitent, afin de conseiller, d’initier, d’accompagner et de cofinancer des projets de coopération prioritairement sur un de ces 2 pays.  L’Asbl joue ainsi un rôle fédérateur.

Le cofinancement Commune-Province se réalise sur base d’1 euro pour 1 euro avec un maximum pour la Province de 5000 euros par projet.  Nous travaillons actuellement avec les communes suivantes : Ciney, Walcourt, Andenne, Sambreville, Yvoir, Philippeville, Hastière.

Il est entendu que les projets de coopération émanent soit directement de la Commune, soit sont portés par des associations dont les projets sont reconnus et soutenus par la Commune.

 

3)        Actions entreprises et partenariats institutionnels et privés

L’action de la Province proprement dite à Louga.

Depuis 10 ans au Sénégal, dans plusieurs secteurs tels que la santé, l’éducation, la culture, l’environnement, l’Asbl structure des modules de travail en parfaite concertation avec les responsables locaux.

Le CEFAM :

Centre de formation et d’appui aux métiers, structure des modules de formation dans les métiers suivants : mécanique automobile – soudeurs – conservation des aliments – couture- informatique – techniques du bâtiment et ferronnerie.

Dans le Comité d’accompagnement, nous retrouvons tous les partenaires institutionnels : Ville et Région de Louga, Chambre des Métiers, Région du Piémont, Province de Turin, Ville de Turin, Ville de Millau, Ville de Ruby, Province de Namur.

Sont intervenus au niveau belge :

La Province de Namur – notre Asbl, la Région wallonne, Ecole technique Henri Maus, Nouveau St-Servais, Ville de Namur.

Le FESFOP :

Festival de Folklore et de percussion

Fondé il y a 9 ans par notre ami et représentant sur place, Babacar Sarr, ses responsables s’impliquent dans une orientation liée au Tourisme solidaire par la conception et la réalisation d’un village d’accueil touristique dans lequel l’Asbl a financé la case d’accueil.

L’ensemble des cases (9) sont destinées à l’hébergement, à la formation, à l’information et à l’administration.

L’ONG Africalia a financé 2 espaces à vocation musicale ainsi que le financement du FESFOP pour 20.000 euros.

Le Syndicat d’initiative dirigera les touristes de passage vers des centres d’intérêts soucieux de la nature et des contacts interpersonnels.

Louga est pionnière au Sénégal dans ce type de tourisme.

Le FESFOP évolue donc d’un organisme organisateur de festival à une structure de développement touristique durable et solidaire.

Toujours à Louga, un deuxième pôle d’attraction touristique est la création d’un arboretum.

Avec les Facultés de Gembloux mais surtout avec l’école d’Horticulture de la Communauté française à Gembloux un espace nature se concrétise sur 7 hectares pour mettre en valeur les plantes locales liées à l’histoire du pays, à la pharmacopée.

Cette année 2009, une vingtaine d’étudiants namurois ont entamé les travaux d’aménagement en compagnie d’étudiants de l’Ecole d’Horticulture de St-Louis au Sénégal.

Deux ONG locales s’impliquent également dans le projet.

3ème pôle d’intervention, LE PROMALO, Centre de maraîchage qui s’intègre dans le projet Arboretum et qui occupe 50 personnes.

Nous étudions la possibilité de financier des modes durables de production d’électricité par éoliennes ou panneaux photovoltaïques.

Citons encore :

La Caisse mutuelle ADKSL regroupant des artisans en quête de fonds de roulement a été approvisionnée par un dépôt de 4.500 euros.

Une formation à la gestion des moyens financiers et à la commercialisation des produits a été organisée.

La G.I.E. (Groupement d’Intérêt économique) DIAW a reçu des machines à coudre, un  équipement de teinturerie et s’est vu doté d’un cybercafé grâce au Nouveau Saint-Servais (NSS).

Enfin, une formation à l’Hôtellerie de 3 semaines s’est déroulée, à deux reprises, à Saint-Louis (60 km de Louga) au profit d’une trentaine d’apprentis, d’une quinzaine d’hôtels de Saint Louis et de Louga.

 

 

 

Le second territoire d’intervention défini par le CAP est le Congo.

Dans ce cadre, le Collège provincial a souhaité qu’une délégation de techniciens explore des pistes d’action de coopération au Congo et plus particulièrement, dans la région de Boma et Matadi (Bas Congo) et dans la région de Maniéma, à 1000 km à l’est de Kinshasa, dont le Gouverneur avait pris contact avec nos instances provinciales.

Cette délégation était  formée du Docteur Dechamps et de notre Administrateur Délégué.

Quelles actions ont été engagées par l’Asbl depuis cette mission ?

A Boma

La restructuration de la polyclinique TELEMA à Boma a fait l’objet  d’une analyse qui a conclu à la pertinence d’une aide matériel et à une formation du responsable.

L’asbl a fourni un échographe et l’équipement de base d’un laboratoire.

Avec l’Asbl Congo Debout, nous avons cofinancé la formation de 2 techniciens en maintenance des ordinateurs.

Toujours à Boma, nous avons aidé un groupement de veuves et d’orphelins victimes des rebellions précédentes par le financement d’un troupeau de 50 caprins, constituant ainsi une source de revenus et de nourriture renouvelable.

Enfin, le secteur administratif, notamment dans le domaine du cadastre et de la population nécessite une aide extérieure.

La Ville de Namur fut contactée pour ces domaines puisqu’elle y travaillait déjà à Masina (Kinshasa).  Malheureusement, nous avons essuyé un désintérêt certain.

Des formations en hôtellerie sont envisagées avec une école hôtelière de Kinshasa et le secteur Horeca à Matadi.

L’Asbl est intervenue à la demande du secteur scolaire de Kinshasa pour assurer l’impression de 5000 exemplaires de la Charte des Droits de l’Homme dans les dialectes locaux ainsi que pour la fourniture de dictionnaires.

En ce qui concerne la région du Maniéma et plus particulièrement du secteur de Kindu, une charte de jumelage est à l’examen de notre exécutif ainsi qu’un dossier de réhabilitation d’une école de santé.

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*      *

Enfin, puis-je rappeler aussi que notre Asbl assume en région namuroise la formation de nombreux acteurs du développement en Afrique.  C’est  ainsi que depuis un an, nous avons accueilli une douzaine de personnes : médecins, sages femmes, techniciens, animateurs et responsables administratifs.

Cette formation fut assurée par certains de nos partenaires, citons le CHR, le Nouveau Saint Servais, Henry Maus, le service culturel de la Province, etc…

Abordons pour terminer le partenariat avec les communes de la Province.

Pour rappel, durant le 1er trimestre de 2008, j’ai adressé, au nom de l’Asbl, un courrier à toutes les communes de la Province pour susciter un partenariat et proposer l’expérience de l’Asbl.

Hastière fut une des premières communes à réagir et à concrétiser un jumelage avec le village de Potou, à 20 km de Louga sur la côte.

Des travaux importants ont été réalisés :

·         Adduction d’eau avec un financement partiel d’INASEP.

·         Rénovation de locaux scolaires

·         Equipement d’une classe informatique

·         Formation au maraîchage

·         Fourniture de gilets de sauvetage aux pêcheurs

Walcourt va cofinancer des travaux d’adduction d’eau à Léona dans la région de Louga ;

Ciney s’est fortement impliquée dans la  coopération, soit directement, soit en soutenant les initiatives d’une Asbl.

Citons :

·         Au Congo :

A  Shabunda:  rénovation de bâtiments scolaires et constitution d’une bibliothèque.

Création d’un centre de formation professionnel et d’une radio communautaire.

·         Au Sénégal :

A Dakar : équipement d’une classe pour enfants handicapés

A Saint-Louis : mise en place d’un centre d’élevage bovin.

 

Sambreville : jumelée avec Ziguinchor

A assuré la formation au recyclage de matériel électro-ménager au NSS et à Henri Maus

Formation en hôtellerie avec l’école l’Ilon Saint Jacques

En projet : ouverture d’une école d’hôtellerie avec le secteur privé à Ziguinchor.

 

Philippeville :

Est promotrice et associée dans le projet de la polyclinique Telema de Boma avec l’association « Congo Debout ».

 

Yvoir :

A soutenu l’asbl Burkinafasolasido qui améliore à Bazoulé (Burkina) la qualité de vie par le forage de puits et la construction d’un dispensaire.

Andenne poursuit avec nous et l’Asbl Atrafran un projet de création au Mali d’un centre d’alphabétisation et de maraîchage.

Les communes de Rochefort, Profondeville, Floreffe et Ohey mènent leurs propres projets de coopération mais pourraient se joindre à nous pour amplifier leur projet au Sénégal à Foudiougne.

 

4)    Moyens humains et financiers mis en œuvre

Tout le travail de gestion quotidienne de tous les dossiers que je viens d’évoquer repose sur les épaules d’un seul homme : Michel Frédérickx, ancien Premier Directeur à la Province de Namur, Administrateur Délégué de l’Asbl.

C’est lui qui élabore les dossiers, rencontre les partenaires potentiels, recherche les moyens financiers auprès des communes, de la Région wallonne, de la Communauté française, de l’Etat fédéral et parfois de l’Europe, qui assure le contact avec nos partenaires africains.  C’est lui qui se lève à 5 heures du matin pour aller quérir, avec son véhicule personnel, un invité africain qui arrive à Bruxelles National, qui organise toutes ses visites, qui l’accueille chez lui.

C’est l’Administrateur Délégué qui assure le secrétariat du bureau, du CA et de l’AG, qui rédige les rapports d’activités, qui assure le dépôt au Greffe du Tribunal de Commerce des pièces officielles.

Par ailleurs, l’Administrateur Délégué a élaboré et présenté le dossier de candidature pour être reconnu au titre d’ONG.

Ce dossier a fait l’objet de nombreuses discussions en CA et au Bureau car si l’intérêt pour le financement des projets est indéniable, les critères de reconnaissance pouvaient apparaître contraignants notamment l’ONG doit disposer d’un bureau dans lequel elle garantit une permanence effective.

Si  l’Administrateur Délégué dispose de son bureau à son domicile – propriété de son épouse – il ne peut et ne veut garantir sa présence permanente.  Il a donc trouvé la solution pour répondre à ce critère : l’Asbl Nouveau Saint Servais a proposé de mettre gratuitement à disposition de l’Asbl une permanence administrative.

En contrepartie, notre Administrateur Délégué assure, gratuitement, des cours de formation et la coordination du secteur Relations internationales et éducation permanente de cette asbl.

A ce propos, puis-je encore relever que ledit journal régional s’interrogeait sur cette gratuité.

Il a la réponse.

Mais il ajoutait perfidement : « A noter ( !!!) que dans son budget 2009, la Province avait prévu un subside de 10.000 euros pour le Nouveau Saint Servais, il a été retiré lors de la dernière MB du mois d’octobre ».

Le subside envisagé concernait un subside destiné à financer un programme spécifique d’éducation permanente à la citoyenneté.

 

Ce programme n’ayant pu être finalisé en 2009, il fera l’objet d’une subsidiation en 2010.

Quant aux moyens financiers : ceux-ci sont de deux ordres : le subside provincial fixé par le contrat de gestion et voté par votre assemblée de 75.000 euros et des subsides liés à des projets provenant de partenariats institutionnels (Région, Communauté ou Etat fédéral) et des Communes de la Province.

Puis-je préciser, qu’en moyenne, les frais de fonctionnement de l’Asbl représentent 22% de son budget, le solde soit 78% est consacré à des actions de coopération.

La Province n’a pas versé le subside promérité pour les années 2008 et 2009 puisqu’il n’y avait pas de contrat de gestion signé entre l’Asbl et la Province.

Le projet de contrat de gestion fut soumis et approuvé par le CA du 11 décembre 2008 et transmis au Collège provincial pour suite utile.

Il ne m’appartient pas, en ma qualité de Président, d’épiloguer sur les allées et venues de ce dossier durant les mois qui viennent de s’écouler.

Mes collègues Députés provinciaux pourraient vous en dire plus.

Je n’ai qu’un souhait à exprimer, c’est que votre assemblée, accepte ce jour le contrat de gestion qui vous est proposé et qui assurera la pérennité de l’Asbl.

 

5)    Conclusions

Voilà Monsieur le Gouverneur,

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les Députés provinciaux,

Mesdames et Messieurs les Conseillers provinciaux,

Ce que notre Asbl de coopération au développement a réalisé et continue de réaliser depuis de nombreuses années, modestement, en toute humilité, sans communication tapageuse, sans utilisation politicienne.

Elle travaille en comptant sur le soutien de partenaires belges, namurois le plus souvent et en s’appuyant sur des partenaires associatifs ou institutionnels au Sénégal et au Congo.

Nous faisions de l’éco-développement sans le savoir.

Je voudrais en votre nom remercier tous ces relais, tous ces amis dont certains sont là ce matin dans le public :

Je citerai :

·         Le Docteur et  Mme Capart-Ruyssen ainsi que M. le Curé Vangu de Romedenne pour nous avoir ouvert les portes de Telema à Boma.

·         Notre administrateur M. Michel Dechamp, Pédiatre, pour son expertise et sa disponibilité et le concours du CHR.

·         Le Nouveau Saint Servais en la personne de notre administrateur Michel Vilan.

·         Joseph Bruno de l’équipe des pompiers de Namur qui nous a rendu de précieux services notamment à Louga.

·         L’Ecole d’Horticulture de Gembloux

·         Les Facultés de Gemboux

·         L’Ecole L’Ilon Saint Jacques

·         L’Ecole Henry Maus

·         L’Ecole Hôtelière et l’Ecole d’infirmière St Quentin à Ciney

·         Le CASIW et la Région wallonne

·         Wallonie-Bruxelles International

·         Le Service du Patrimoine de la Région wallonne

·         Africalia

·         Le Ministère de la Coopération au développement

·         L’INASEP, le BEP

·         Le Musée de Tervueren

·         La Maison de la Pataphonie de Dinant

·         L’Athénée Royal de Namur

·         Le CPAS de Braine-le-Château

·         la Commune de Daverdisse

·         la Commune d’Ixelles

·         Tous les Bourgmestres et représentants des communes qui ont accepté notre partenariat ou poursuivent leur propre chemin dans la coopération.

·         Et enfin, ce qui est l’âme de la coopération à Louga, notre ami Babacar Sarr.

Et toutes mes excuses à toutes celles et ceux que j’aurais omis de citer.

Notre Asbl n’a pas l’ambition de révolutionner l’aide au développement mais espère par des actions précises dans les domaines qui sont les siens avec des partenariats locaux en Belgique et en Afrique apporter l’espoir d’un possible développement à la jeunesse et à des populations qui souffrent de nos politiques anciennes et actuelles en matière d’exploitation de ressources naturelles, de destruction de cultures traditionnelles, de politiques monétaires et d’échanges économiques.

Nous travaillons avec  de l’humain pour de l’humain.

Mais alors à qui profite le crime ?  A qui profite cette cabale ?

Est-ce bien utile de s’en inquiéter ?

Sans doute car il en va de la crédibilité de notre Asbl et de l’honorabilité de personnes injustement mises en cause.

Je m’interroge notamment sur la publication de montants dont les pièces justificatives ne sont plus en possession de l’Administrateur Délégué mais classées dans un bureau de l’Administration provinciale.  Qui les a utilisées ? Qui les a diffusées ? Avec quelle autorisation ?

Je laisse à Monsieur le Greffier, s’il  l’estime nécessaire, le soin de mener sa propre enquête et au Collège provincial d’en tirer éventuellement les conclusions qui s’imposent.

Par contre, je ne peux passer sous silence les graves accusations qui sont lancées à propos de la gestion financière de l’Asbl par la presse, par le groupe Ecolo de notre Conseil provincial et relayé par un représentant cdH à la Région, Maxime Prévot.

A ma demande et en accord avec l’Administrateur Délégué, dès le 28 octobre, j’ai requis un bureau de réviseurs d’entreprise afin qu’il vérifie la comptabilité de l’Asbl.  Ce bureau indépendant s’est concentré sur l’examen des justificatifs de l’année 2009 et sur l’analyse du bilan 2008, puisque les justificatifs comptables des années antérieures n’étaient pas en possession de l’Administrateur Délégué mais déposés dans les bureaux de l’administration provinciale.

Le réviseur constate que la comptabilité est tenue suivant le principe de la comptabilité de caisse autorisée pour ce type d’asbl et que les comptes 2008 ont été déposés au Greffe du Tribunal de Commerce.

Il constate que toutes les dépenses de banque et de caisse étaient justifiées par des documents probants.

Il constate que les prestations de l’Administrateur délégué sont rémunérées.  Cette rémunération est concrétisée par des factures de consultance qui sont soumises à la TVA.

A la date de son contrôle, soit le 4 novembre 2009, les liquidités ou les réserves de l’Asbl représentaient un montant de 50.318, 70 euros (dont 37.745,23 euros en compte dépôt) et non le « bas de laine énorme » de 180.000 euros.

Quant aux comptes antérieurs à ceux vérifiés par M. le Réviseur, ils ont tous été adoptés par un CA et puis par une AG après vérification par le Commissaire aux Comptes et déposés au Greffe du Tribunal de Commerce.

J’espère vous avoir convaincus, au nom des administrateurs de votre Asbl, qu’il n’y a pas de comptes flous ni de gestion comptable d’une légèreté inacceptable mais de l’efficacité et de l’honnêteté, qu’il n’y a pas de frais de location, de consultance et de voyages d’agrément au détriment de véritables missions mais de la transparence et du concret.

Prétendre le contraire est une injure à tous nos partenaires, c’est de la calomnie.

Voilà, Mesdames et Messieurs, les conclusions que je puis tirer en ma qualité de Président de l’Asbl.

 

*

*    *

 

 

 

 

 

A titre personnel, je suis écoeuré.

Ecoeuré par tant de mesquineries et d’hypocrisie.

Je suis honteux parce que, pendant que quelques-uns, par opportunisme politique ou goût du sensationnel, mine la confiance due à notre Asbl, des amis Africains attendent notre aide et n’ont que faire de nos jeux imbéciles.

Se rendent-ils compte, ces accusateurs, de la responsabilité qu’ils portent à l’égard des institutions et des personnes qui nous soutiennent, qui travaillent avec nous, qui nous ont accordé leur confiance ?

Sont-ils conscients que leurs discours et leurs écrits mettent en péril des dossiers de partenariat financiers ou de reconnaissance d’ONG ?

Savent-ils, au moins, ces inquisiteurs, que des procédures existent dans la structure juridique qui est la nôtre pour exercer un contrôle efficace ?

Veulent-ils à ce point miner l’institution provinciale qu’ils mettent en cause son Asbl chargée d’œuvrer dans le domaine humanitaire ?

Leur certitude et leur orgueil les aveuglent-ils à un tel degré qu’ils mettent en cause l’honorabilité de ceux qui ont ou ont eu la charge de diriger l’Asbl ?

Mesdames et Messieurs, je suis lassé par tant de méfiance, de jalousie et d’absence de courage politique.

Je suis de ce temps où l’on se battait pour des idées et non contre des Hommes.

De ce temps où si l’on avait des certitudes, le débat contradictoire et loyal était de mise.

De ce temps où, au-delà des clivages politiques, se rassemblaient des Hommes et des Femmes mus par un même idéal de servir la Communauté.

De ce temps où le mot respect avait encore un sens et le courage était encore une vertu.

Dans ce déballage nauséabond, je n’ai vu et ressenti ni respect, ni courage.

Tirons donc la conclusion la plus honnête.

Même si je n’ai pas été cité dans la presse – sans doute parce que je n’assume la présidence que depuis un an – une période sans doute non encore suspecte pour les délateurs – j’assume la responsabilité au nom du CA et je sais les ravages insidieux de la calomnie.

Ma famille n’en a que trop souffert depuis plus de 3 ans maintenant.

Je lui dois aussi la sérénité et la sagesse.

Je remets donc entre les mains de votre assemblée tous les mandats que je détiens au sein de l’Asbl.

Mesdames et Messieurs les Délateurs,

Courez voir  « Incendies ».

Peut-être comprendrez-vous ce qu’est la  « Vraie Vie ».

15:20 Écrit par Jean-Louis Close dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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