06/03/2010

Affaire Delforge - communiqué de presse

CHers lecteurs et amis,

Vous avez appris par la presse mon renvoi en correctionnelle dans le cadre de l'affaire Delforge/Ville de Namur.

Je publie ci-après le communiqué adressé à la presse.

Je vous tiendrai au courant du développement de l'affaire mais mon premier devoir consistera à vous expliquer les faits sur base des pièces du dossier et des circonstances politiques de l'époque.

De nombreux témoignages de soutien me sont parvenus à ce jour.  Je les en remercie tous.

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

La Chambre du Conseil du Tribunal Correctionnel de Namur,  par ordonnance du 3 mars 2010,  a décidé de mon renvoi devant le Tribunal Correctionnel du chef de deux infractions au CWATUP ; la presse s’en est fait écho, déjà, et jusqu’ici de manière objective.

Sans aucunement  me départir, de la réserve que je m’impose depuis tant d’années ni du respect qui est le mien de l’institution judiciaire, je ne peux à l’heure présente persister dans un silence absolu.

Les quelques présentes lignes ne peuvent suffirent à une exposé exhaustif des éléments de la cause mais je tiens à la disposition de chacun l’ensemble des pièces en ma possession et m’attacherai, seulement, à énoncer quelques-uns des faits qui me troublent et m’inquiètent bien au-delà de ma personne.

L’ordonnance dont question se fonde sur des déclarations que nul ne pourra découvrir dans le dossier ; m’impute un caractère volontaire aux infractions sans démonstration aucune, et pour cause, vantant seulement qu’étant un professionnel ( sous entendu de la politique), j’aurai dû savoir … alors que les pièces du dossier répressif font l’indubitable preuve que jamais je n’ai assisté à une réunion  de chantier ( qu’y aurais-je fait d’ailleurs ?) ni n’ai été avisé d’un quelconque non-respect du permis d’urbanisme, des fonctionnaires compétents tant de la Région que de la Ville considérant par d’ailleurs, entendus par les enquêteurs, que tel n’est nullement le cas.

Enfin pour clore ce sujet-là, le raisonnement de l’ordonnance de renvoi se fonde sur le fait, exact celui-là, que je fus bourgmestre et ensuite échevin du Patrimoine.

Cet argumentaire élude curieusement une éclatante réalité : lorsque j’étais bourgmestre, un échevin du Patrimoine était en charge du dossier de la Citadelle et un autre des Espaces verts tandis que devenu échevin du Patrimoine, un autre que moi exerçait les fonctions de bourgmestre…

Le propos qui précède énonce une évidence et pourtant aucun autre que moi n’a été inquiété…heureusement d’ailleurs et comme si, quelle que soit ma fonction, j’étais responsable de toutes les décisions prises par le Collège Echevinal et le Conseil Communal omettant la réalité selon laquelle une personne seule, fut-ce moi, n’a strictement aucun pouvoir, tout relevant de la collégialité.

Je clos le présent propos par un regret et une double évidence.

Le regret d’avoir entraîné dans des foudres qui m’étaient réservées un fonctionnaire honnête et compétent.

Quant aux évidences, la première est de réaffirmer, qu’à aucun moment, je n’ai eu la volonté, ni même la conscience, de commettre  une quelconque infraction … et d’autant plus qu’avec vigueur, je persiste à contester qu’il en ait existé une.

La seconde évidence est que j’exercerai, de toute mon énergie, toutes les voies, quelles qu’elles soient et entre autres procédurales, propres à ce qu’au plus vite ma thèse soit  reconnue comme étant le strict reflet de la réalité.

jeanlouis.close@gmail.com

 

 

 

 

 

 

13:52 Écrit par Jean-Louis Close dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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