20/06/2010

UNE UNIVERSITE DANS SA VILLE

A propos de la désignation du nouveau Recteur des Facultés Notre Dame de la Paix.

La presse dont l’Avenir s’est fait largement l’écho de la désignation du nouveau Recteur des FNDP, M. le Professeur Yves Poullet.

Je souhaite lui adresser, au nom des Namuroises et des Namurois, mes vives félicitations et l’assurer de tout mon soutien dans la difficile tâche qui l’attend.

Je le sais homme de conviction et de combat.

J’ai lu avec intérêt ses déclarations dans la presse qui m’inspirent deux réflexions :

Tout d’abord, à propos du « nouveau paysage universitaire » dont il dit : « Ce qui est anachronique, c’est la façon dont on a redessiné le paysage universitaire autour du pôle laïque, étatique et catholique.  On aurait pu concevoir de réfléchir autrement avec des découpages géographiques ou en faisant un énorme réseau avec des répartitions de compétences ».

Il y a plus d’un an et demi, le 26 janvier 2009, au Conseil communal de Namur, je partageais déjà cette conviction en m’exprimant ainsi : « Je regrette, en tant que citoyen du 21ème siècle, le manque d’audace et de perspective de nos femmes et hommes politiques qui ont persisté à formaliser ces rapprochements universitaires en s’accrochant aux piliers philosophiques de l’enseignement qui nous ont fait tant de mal depuis les années 50. Etait-il encore nécessaire, fondamental et sain de se répartir le territoire de la Communauté française sur une base philosophique.(…) La sagesse et la prospective imposeraient que l’on aille encore plus loin et plus vite dans la constitution d’une seule université de la Communauté française regroupant tous les centres universitaires, ce qui constituerait un pôle extraordinaire de recherche avec un potentiel de plus ou moins 70.000 étudiants – ce qui n’est encore qu’une université de taille très moyenne à l’échelle mondiale ».

A cette séance, M. le Bourgmestre Etienne, le Collège et la majorité tripartite avait estimé mon intervention inopportune car son objet n’était pas d’intérêt communal !

La majorité avait dès lors refusé toute démarche visant à sauvegarder autant que faire se peut « l’indépendance » de notre université.

Un an et demi après, le Conseiller communal René Robaye (Ecolo) – Professeur de Droit aux FNDP, reposait le problème au Conseil communal du 26 avril 2010 et la majorité estimait alors qu’il fallait agir (!!!)  et  adressait le mois suivant une belle lettre aux Autorités Académiques !

Deuxième réflexion du nouveau Recteur Poullet: « Il souhaite plus de collaborations avec les instances locales Ville et Bureau Economique de la Province ».

Il est plus que temps en effet que les Namurois et le Collège en premier, réalisent enfin, s’il n’est déjà pas trop tard, la chance inouïe d’accueillir sur leur territoire une université reconnue dans le monde entier pour la qualité de sa formation et de sa recherche.

Durant mon mayorat, de 1983 à 2000, j’ai toujours pu compter sur le dévouement et les compétences du corps académique et je l’en remercie.

Puis-je rappeler le temps où le Professeur Poullet prodiguait aides et conseils à NEW dans le cadre de ses réflexions stratégiques ; où mon père, le Gouverneur René Close s’alliait avec les FNDP, – en particulier le Recteur et le Professeur François Bodart -, pour créer le CIGER, institution initiatrice de l’application de l’informatique à la gestion des services publics, Communes en tête ; où, le Professeur Toint modélisait la circulation à Namur ; où le Département de Géographie apportait sa contribution au schéma de structure et à l’analyse des atouts de Namur Capitale ; où, associées étroitement à la Direction du BEP, les Facultés de Namur et de Gembloux participaient à la création du Parc Scientifique des Isnes - Créalys; où, toujours avec le BEP et son directeur Renaud Degueldre, le regretté Bernard Denil, Directeur des Relations extérieures aux FNDP, initiait un fonds d’aide pour la promotion et l’implantation des spin-off des universités namuroises sur notre territoire ; où le Professeur Poulain créait et dynamisait l’UTAN à Namur et à travers le monde.  Et bien d’autres exemples encore…

Monsieur le Recteur, vous me trouverez toujours à vos côtés pour recommencer cette belle aventure qui associait étroitement monde scientifique universitaire et pouvoirs publics en faveur du développement économique et social de notre région.

Je terminerai en rendant un vibrant hommage à tous les Recteurs avec qui j’ai eu l’honneur et le bonheur de travailler pour le bien commun par-delà nos différences philosophiques.  Mais ces différences, existent-elles réellement ?

Un tout grand merci à mon ami le Recteur Michel Scheuer pour le travail accompli au bénéfice de toute la Communauté namuroise, pour sa fraternité et son humilité.

11:35 Écrit par Jean-Louis Close dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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