22/12/2010

CONSEIL COMMUNAL DU 20 DECEMBRE 2010 - place de l'Ange

En raison des conditions climatiques, je n'ai pu me rendre au Conseil communal de ce lundi 20 décembre au cours duquel je comptais intervenir sur deux dossiers en particulier:

1. la place de l'Ange (cfr ci-après)

2. Dossier St Louis/Golenvaux dont mes questions étaient:
1)      Assignation de l’Institut Saint Louis par M. l’Echevin Auspert
En date du 02 novembre 2010, M. l’Echevin Auspert a lancé citation contre l’Institut Saint Louis sur base de l’article 1382 du Code civil lui réclamant entre autres un euro symbolique à titre de dommages et intérêts au motif  qu’il  « aurait subi un important préjudice en termes d’image et de réputation ».
Pourriez-vous me dire si le Collège s’est prononcé et dans quel sens sur l’opportunité de cette action judiciaire ?
Pourriez-vous me préciser si cette action rentre dans le cadre de l’assurance couvrant la responsabilité des membres du Collège ?
 
2)       Décompte de la société immobilière adjudicataire du marché de services immobiliers par délibération du Collège communal du 09 septembre 2008
Suivant la délibération du Collège du 12 mai 2009, celui-ci a décidé de marquer son accord sur la facture de la société immobilière d’un montant de 6.715,50 euros TVAC concernant l’immeuble Golenvaux et sur la facture de cette même société portant sur le forfait de 1.210 euros TVAC par immeuble pour Wierde et Vedrin, soit un total de 9.135,50 euros.
Pourriez-vous me dire ce qui a justifié l’accord du Collège sur la facture de l'immeuble Golenvaux alors que celui-ci n’a pas été vendu par l’intermédiaire de la société immobilière.

 

1. Rues de l’Ange, de Marchovelette et Marché Saint-Remy

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Depuis quelques semaines, le mécontentement à l’égard de la nouvelle rue et place de l’Ange va grandissant (voir la dernière pétition des commerçants).

Mme l’Echevine Grandchamps s’étonnait au dernier Conseil communal de l’opposition à son projet du Groupe socialiste.

Je vais donc vous expliquer pourquoi Madame Grandchamps et ensuite je reviendrai au dossier qui nous est soumis.

Vous vouliez faire de ce point la grande œuvre de votre présence au Collège .Ca s’annonce mal !

Dès le début, le Groupe socialiste a attiré votre attention et celle du Collège sur l’importance du coût de cette réalisation qui, dans la période de vigilance budgétaire à laquelle la majorité fait toujours référence, ne devait pas être placée en ordre prioritaire.

De plus le statut futur de cet espace était flou et approximatif tenant compte de la réglementation existante. La preuve, votre projet de délibération toujours insécurisant légalement.

Nous admettions bien volontiers que les trottoirs et la chaussée devaient être réparés mais pas la place qui pouvait attendre encore quelques années.

Ensuite le projet tel que nous le voyons aujourd’hui n’est pas celui prévu initialement qui comportait des zones colorées au sol, celui-ci devant former un seul espace, un seul plan de façades à façades.

Mais vous avez été de modifications en modifications à un point tel que les conseillers communaux de votre commission comme les fonctionnaires de votre service ne s’y retrouvent plus.

Or, que peut-on constater aujourd’hui ?

Une voirie double a été reconstituée, des trottoirs élargis ont été reconstitués côté rue et même côté façades place de l’Ange.

A certains endroits, des dénivellations ou dépressions (càd des caniveaux ou saillies, filets d’eau) ont été aménagées de manière aléatoire ( !), une surélévation importante – peut-on l’appeler « trottoir » – est apparue devant le magasin Delahaut.

Toute possibilité de stationnement a disparu tandis qu’une zone de déchargement devrait exister – dans un tournant, bouchant la perspective de la rue Haute Marcelle et coincée entre deux arbres dont le grand journal politique de la Ville – Namur Magazine – dit qu’ils sont déjà plantés ? Mais nous n’en sommes plus à une approximation près et à des effets d’annonce de ce journal de « propagande » fagocité par la majorité (non ouvert à la minorité).

Tiens à propos des arbres, avez-vous remarqué l’harmonie et la cohérence de leur future implantation : le premier aux 4 coins dans le trottoir, les deux suivants dans les emplacements pour véhicules, le quatrième en fin d’emplacement mais laissant subsister deux mètres  inutilisables de bitume sauf peut-être pour des vélos ; en face, le trou est à cheval sur la chaussée et la place, les deux derniers en quinconce au beau milieu de la place gênant déjà l’implantation des manèges de Noël.  Et bien entendu vous avez emmailloté et préservé les deux arbres rachitiques et peu esthétiques côté Nord cachant la façade d’un immeuble classique et assombrissant les appartements de la seigneurie.

Enfin et je m’arrêterai là pour le moment.

Plus grave, je vous soupçonne d’avoir remonté le niveau de la chaussée d’au moins 20 cm.  J’en veux pour preuve la statue de l’Ange dont la première marche sera enterrée dans la place et la chaussée détruisant son allure élégante. Que vont penser les services du Patrimoine qui sont à son chevet ?

Voilà déjà une série de griefs qui nourrissent l’opposition socialiste.

Mais aujourd’hui vous en remettez une sérieuse couche en proposant l’instauration d’une zone de rencontre rue de l’Ange, de Marchovelette et Marché Saint-Remy.

Ma collègue PS, Florence Collard, vous a d’ailleurs déjà interpellée à ce sujet.

Votre proposition est l’archétype de la méthode de gouvernement du Groupe Ecolo soutenue par l’ensemble du Collège.

Passer en force, nier les avertissements et remarques de la Région wallonne, nier l’administration, occulter et/ou transformer des rapports,…

Je constate tout d’abord que cette délibération ne renseigne pas le nom des rédacteurs, ce qui veut dire  qu’elle a été rédigée ou modifiée par le Cabinet.

Cette conviction est renforcée par le fait que la délibération ne vise aucun rapport de notre administration, ni du Service Mobilité, ni des Affaires générales,  ni du Service juridique qui, je suppose, ont été concertés.

Je vous mets donc en demeure de communiquer ces rapports aux conseillers communaux et si pas extraordinaire ils n’existaient pas, nous vous demandons le report de ce point pour obtenir leurs avis.

Pour motiver votre proposition, vous vous appuyez sur deux avis que vous présentez comme contradictoires.

L’un du 10 février 2010 de la Direction générale des Transports qui …« attire » « notre » (c’est le nous majestatif !) attention sur le fait qu’actuellement un règlement  créant une zone de rencontre rue de l’Ange ne pourrait être soumis avec un avis favorable à la décision ministérielle tant que des bus y circulent ».

L’autre de l’Union des Villes et Communes du 31 mai 2010 …« répondait à notre (encore le « nous » majestatif) interpellation sur la circulation des bus dans les zones de rencontre… ».

Cet avis rappelle «  que la zone de rencontre est assimilée à une zone résidentielle dans laquelle la circulation des bus est interdite (circulaire ministérielle – A.R. juin 78). »

Cette circulaire n’a pas force de loi mais l’administration « ne peut non plus ignorer cette circulaire mais doit analyser la situation au cas par cas ».

C’est  dans le cas où l’administration s’écarterait de cette circulaire interdisant la circulation des bus qu’elle devrait se justifier, c'est-à-dire si elle autorisait le passage des bus.

Le Collège ne peut donc conclure comme il le fait : « Considérant in fine ( !) que la circulation des bus reste compatible dans les rues de l’Ange et Marchovelette aménagées en zone de rencontre ».

D’autant plus que l’avis de la Région wallonne du 10 février 2010 rappelle l’interdiction de la circulation des bus dans la zone de rencontre projetée.  Cette interdiction vise « les véhicules des services réguliers de transport en commun ».

Rien ne semblerait donc s’opposer à l’organisation d’une desserte locale de minibus (à l’instar d’autres villes) s’arrêtant à la demande dans toute la corbeille ce qu’a proposé, à de multiples reprises, le Groupe PS.

Enfin, on peut s’interroger sur le projet réalisé qui s’écarte fondamentalement des recommandations de la Direction des Transports wallons dans son avis du 10 février 2010 :

« Il ne doit pas exister de distinction, même virtuelle, entre la chaussée et le trottoir afin de ne pas recréer dans le chef des usagers – même de façon inconsciente – le schéma classique  de circulation (piétons le long des façades et véhicules au centre de la chaussée).  Il convient donc de rompre le tracé linéaire de la chaussée par des éléments transversaux s’étendant de façades à façades ».

Je crois avoir démontré qu’une distinction plus que virtuelle existe, que le tracé de la voirie n’est pas rompu et que des trottoirs ont été reconstitués.

Ce dossier est un imbroglio total : un Ministre vous promet une subvention pour une zone de rencontre qui n’existe pas légalement; un autre au travers de sa direction générale vous dit que votre projet ne peut être considéré comme une future zone de rencontre, tandis que le fonctionnaire délégué vous accorde un permis contraire à l’avis de la DGT SPW !!!! et avec tout ça, le projet réalisé n’est sans doute pas celui qui a obtenu le permis !!!

Allez vous y retrouver !!

Enfin le Collège, par la voix de son Bourgmestre, vient de prendre un arrêté sous la pression d’une pétition, modifiant ainsi l’économie du projet tandis que Mme l’Echevine Barzin prône l’instauration d’une zone 30 afin de permettre le stationnement en soirée alors que la zone 30 impose de tracer des emplacements de parking fréquentables toute la journée !!!!

Comme on dit chez nous : « le bordel » .

Incohérence totale, aucune transversalité, aucune autorité, aucune méthodologie : l’Anarchie !

La Majorité est tout sauf un Ange…

En conclusion : je vous demande donc, au nom du Groupe socialiste :

·         S’il existe des rapports de l’Administration communale ?

v     Si oui, pourquoi ne les visez-vous pas dans votre délibération et ne figurent-ils pas dans le dossier à la disposition des Conseillers ?

v     Si non, ne pensez-vous pas qu’il aurait été indispensable que l’Administration communale motive  votre proposition ?

·         Qu’envisage la Majorité pour rencontrer la demande en parking de proximité pour favoriser le commerce local et les travailleurs du centre-ville après la perte de ceux de la rue de l’Ange et en prévision de la suppression importante de parkings que vous envisagez entre autres place Saint-Aubain, aux Casernes poursuivant ainsi votre politique délibérée de chasse à la voiture en ville.

Pour rappel : une étude récente note que la fréquentation de notre axe commercial principal est passée de 150.000 à 130.000 visiteurs, soit en 3 ans, 20.000 visiteurs en moins ! Grâce à l’action de la Majorité !

·         La Majorité envisage-t-elle d’étudier la création d’un parking souterrain au Grognon ?

 

Je vous remercie.

20:58 Écrit par Jean-Louis Close | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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